"24 éclats par seconde - Phares et cinéma" à partir du 6 juillet 2018

Ushant (Finistère) • 2 avril - 29 décembre 2018
"24 éclats par seconde - Phares et cinéma" à partir du 6 juillet 2018

24 éclats par seconde

Les Phares au cinéma

Exposition-projection du 6 juillet à décembre 2019

C’est au pied du phare du Creac’h que le cinéaste Jean-Pierre Gestin fonde en 1988 le musée des Phares et Balises. C’est en lieu et place de l’ancienne salle des machines de ce phare que l’actuel musée abrite la plus importante collection de lentilles Fresnel d’Europe. C’est en 1929 que pour la première fois le cinéma s’approprie les îles du Ponant, leurs phares et gardiens, leurs pêcheurs et habitants, dans deux films aujourd’hui emblématiques : Finis Terrae (Jean Epstein) et Gardiens de phare (Jean Grémillon). C’est après eux que des générations de réalisateurs se sont saisis du phare comme objet d’expression, de représentation et de fascination dans des œuvres aussi diverses que le cinéma le permet : fictions, animations, documentaires, créations artistiques, etc. C’est à ce signal mondial des 24 éclats par seconde que l’exposition rend hommage.

Le phare est un marqueur du territoire, sa seule présence évoque le littoral, l’isolement, la zone frontière. Lieu de lisière favorisant les drames et les combats intérieurs, le phare fait aussi figure d’immuable protecteur, de guide, métaphore de la lumière braquée contre les ténèbres. Au fil du temps, il est devenu ce référent culturel commun à tous dont les significations nous sont aisément identifiables. Souvent utilisé pour localiser une action, souligner une atmosphère ou encore susciter une émotion particulière, le phare est de manière plus exceptionnelle employé pour circonscrire l’intrigue d’une œuvre dans son intégralité.