Test BL
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https://www.youtube.com/watch?v=zqLX3t9G6CA
Ici, le voyage musical est singulier, la transe enivrante et le groove généreux. Après quatre ans d’existence, un premier album remarqué - Earthquake (2017) - en poche, quelque 150 concerts donnés ensemble (Musicalarue, Africajarc, Shambala…) et un titre enregistré avec Gaël Faye qui l’a mené à faire l’Olympia, le duo Kolinga prend un nouveau virage. La chanteuse Rébecca M’Boungou, qui navigue entre français, anglais et lingala et le guitariste Arnaud Estor se séparent ainsi des loopers pour intégrer de nouveaux musiciens dans leurs rangs et porter leur musique vers une autre dimension. Cette fusion épicée, profonde et intense, puise toujours dans les racines de la black music sans oublier de suivre sa propre voie, empreinte d’une modernité évidente. À l’heure où il n’est pas rare de voir la machine remplacer l’humain, Kolinga prend le contrepied en enrichissant son instrumentarium (flûte traversière, flugabone, euphonium, batterie, basse) pour franchir un nouveau palier : celui de l’envoûtement par l’ouverture et le métissage (« Nguya na ngai »). Avec toute la fraîcheur que cette rencontre sonore à six têtes peut offrir.
“ […] l’épatant duo Kolinga […] distille avec une rare élégance ce qui est probablement arrivé de mieux à la musique Black hexagonale depuis quelques années ” (Captain - Nova)
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https://www.youtube.com/watch?v=jsorxwml0wA&ab_channel=PONGOPONGOCha%C3%AEned%27artisteofficielle
Découverte par le groupe lisboète Buraka Som Sistema avec qui elle crée le hit « Wegue Wegue » en 2008, la jeune Pongo, alors encore adolescente, vole aujourd’hui de ses propres ailes, en solo. Révélation des Trans Musicales de Rennes 2018, Pongo n’en finit pas d’entraîner un public toujours plus grand dans la danse. Elle écume les grandes scènes européennes, dynamitant, au passage, les rythmes et les styles. Sur son deuxième EP sorti l’an dernier ou sur scène, l’artiste célèbre, avec une énergie communicatrice, l’Afrique et l’électro, irradie le public en puisant autant dans ses racines angolaises que dans un Lisbonne cosmopolite et ouvert (dancehall, tribal pop, hip-hop…). Pongo offre ainsi son kuduro, un genre musical longtemps resté marginal, bâti autour d’une danse très expressive, qui servait d’exutoire à la souffrance et au rêve de liberté des prisonniers dans les ghettos angolais. Sa voix séduit, emporte, exulte. Ce mélange de breakdance, de semba et d’électronique, puissant et métissé, porteur de joies comme de luttes, l’auteur-compositrice-interprète le distille avec talent, l’incarne avec classe, elle qui a fui avec sa famille, la guerre civile dans son pays d’origine, à l’âge de huit ans.
“ Pongo incarne haut et fort le renouveau du kuduro mâtiné de pop tribale et d’électro ” (Thierry Dupin, France Inter, 2019)
http://facebook.com/pongoklassic
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https://www.youtube.com/watch?v=SGgksssZ6R8&t=106s
Silhouette longiligne, voix douce, regard candide, sourire tendre. À le regarder évoluer sur scène, on en oublierait presque la profondeur de ses textes, la fronde de sa prose, verte d’espoirs tendres, rouge de combats militants, pâle de rêves nus, noire d’illusions et de chimères perdues. Vertigineux, son talent l’est, assurément. Enfant du hip-hop, épris des littératures créoles comme des punchlines coups de poing, le jeune rappeur franco-rwandais né au Burundi, fait parler de lui avec un premier disque inspiré (Pili pili sur un croissant au beurre, 2013) et Petit Pays (Éd. Grasset), un premier roman multi-récompensé (Prix Goncourt des Lycéens 2016). Nourrie à l’encre de l’exil, pétrie à l’aube du métissage, l’écriture de Gaël Faye embarque, fédère. Aussi écorchée que déracinée, radieuse que nourricière, sa plume est féconde : « écrire, c’est ré-enchanter le monde, mettre de l’ordre dans le chaos ». Elle le mène sur de nombreux rivages : rappeur, romancier, compositeur, auteur, interprète… Enfant, Gaël Faye inventait des espaces. Aujourd’hui, ce touche-à-tout, son roman adapté au cinéma et son deuxième album nominé aux Victoires de la Musique 2021, repousse les frontières (rumba congolaise, piano/voix, hip-hop électro…). « Méfiez-vous, à vouloir vivre, on peut finir par exister » s’écrie-t-il, l’air malicieux. Oh que oui, répondrons-nous.
“ De quoi l’écriture a-t-elle soigné Gaël Faye ? D’une enfance sacrifiée par la guerre au Burundi où il vivait, dans les années 80-90, fils d’un père français et d’une mère née au Rwanda ; il a connu, vécu, éprouvé le massacre des tutsis par les Hutus et s’est enfui en France, découvrant l’exil en banlieue parisienne, arraché à ses amis et à la nature. À tous ces maux, Gaël Faye a trouvé des mots” (Vincent Josse, France Inter, 2021)
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