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Crédits : ©Lea Misrahi - ©Kinzenguele - ©Juliot Bandit - Affiche ©Jp Mika
https://www.youtube.com/watch?v=tppaGPcuhFg
Écouter le Kanazoé Orkestra, c’est s’offrir une plongée au plus profond des rythmes ancestraux de la musique ouest-africaine tout autant que s’aventurer dans les musiques urbaines actuelles. C’est tomber sous le charme d’une musique dansante, festive et puissante, émouvante et intense. Le griot voyageur Seydou Diabaté « dit Kanazoé », à la tête d’un groupe auquel il a donné le surnom qu’il portait au Burkina Faso, ne semble faire qu’un avec son balafon. Son précieux instrument devient la voix de ses récits, la couleur de ses états d’âme, la voie du coeur, en somme. Tout sourire, virtuose avec ses baguettes et généreux dans ses apparitions scéniques, Kanazoé irradie la scène. Installé à Toulouse depuis une dizaine d’années, l’artiste s’entoure de musiciens hors-pair pour sortir le balafon de son environnement traditionnel et le porter vers des cieux contemporains. Le Kanazoé Orkestra, un troisième album en projet pour l’automne, invite ici le claviériste, arrangeur et compositeur Jean-Philippe Rykiel qui apportera, outre son ouverture harmonique, son amour sincère du sound design et sa riche expérience de la musique africaine (Salif Keïta, Youssou N’Dour…).
"Maître des balafons, le griot burkinabé Seydou Diabaté mène la danse du bout de ses baguettes véloces et virtuoses, entraînant dans son groove sept musiciens toutterrain” (Anne Berthod, Télérama, 2019)
https://www.kanazoe-orkestra.com/
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https://www.youtube.com/watch?v=dgKxBe1QIBs
Il est des rencontres, qui, d’emblée, donnent du baume au coeur. Celle du collectif afro-féministe Les Mamans du Congo, dirigé par l’emblématique chanteuse-percussionniste Gladys Samba (alias Maman Glad’), né dans les rues de Brazzaville, fiévreuse capitale de la République du Congo, avec le DJ-producteur et beatmaker Rrobin, figure de proue du label Galant Records - excroissance du label audioactiviste indé Jarring Effects - est de celles-ci. Les cinq mamans chantent en dialecte lari l’histoire de leur peuple et le quotidien de la femme congolaise souvent contrainte par une société patriarcale encore très présente, les mettent en musique sur des airs ancestraux et des rythmiques explosives, qu’elles jouent avec des instruments faits maison : ustensiles de cuisine (assiettes, fourchettes, pilons…) et autre matériel de récup’. Sur scène, cette rencontre unique entre la danse, les berceuses bantu du Congo et les sonorités électroniques teintées de hip-hop grime de Rrobin, beatmaker favori du prolifique street artiste Grems, fait mouche. Créant une bulle sonore à la fois onirique mais engagée, futuriste mais enracinée, tournée vers l’Afrique de demain comme aux prises avec celle d’aujourd’hui. De ce précieux voyage, qui porte un appel à l’émancipation et à la liberté, on ne ressort que grandi.
“ Les choeurs envoûtants revisitent la tradition de l’ancien royaume Kongo, les percussions électronisées et les sonorités grime des machines de Rrobin viennent porter les propos engagés de leur leadeuse Maman Gladys, qui alterne voix suave pour bercer et rap puissant pour conscientiser ” (Laurence Aloir, RFI Musique, 2021)
https://lesmamansducongo.bandcamp.com/album/les-mamans-du-congo-rrobin
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https://www.youtube.com/watch?v=6SJR81-JIwA
Est-ce encore nécessaire de présenter Amadou & Mariam en 2021 ? Depuis leur album Dimanche à Bamako au début des années 2000 réalisé en collaboration avec Manu Chao, porté par un tube planétaire du même nom, voilà l’emblématique couple de chanteurs aveugles maliens propulsé aux quatre coins du monde : première partie de Coldplay et de U2, ouverture de la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud, sur la scène du festival américain Coachella… L’aura bienveillante et souriante du duo met le feu à tous les dancefloors, fédère des artistes de choix (Damon Albarn, - M -, Keziah Jones, le prestigieux ingé-son Jimmy Douglas qui a travaillé avec Björk, les Rolling Stones ou Jay-Z) et abat toutes les frontières. Il en va de même pour leur musique, qui, ouverte à tous les vents, « entre mixité culturelle et héritage d’identité », brasse aussi bien un afrobeat endiablé que de la house de Chicago, un groove chaloupé que des percussions traditionnelles ou une délicate pop électro moderne auréolée d’un sens certain pour l’auto-dérision. Car derrière l’apparente candeur de leurs textes chantés en français et en bambara (langue majoritaire au Mali), se love volontiers de prises de position sur l’actualité. Dansant, trépidant, mais toujours aux prises avec la réalité, l’univers d’Amadou & Mariam se déploie. Et touche à l’universel.
“ Amadou et Mariam peuvent de toutes façons puiser dans tous les styles et collaborer avec la terre entière, ils ne seront jamais réduits ou dilués : sous les nappes techno ou les basses disco, on les reconnaît toujours instantanément ” (Laure Narlian, France Info Culture)
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