Test BL
desc c
https://www.youtube.com/watch?v=zLB7GQU9BN4
Entre cordes sensibles, synthés évanescents, mélodies éthérées et cuivres délicats, la voix de Blick Bassy, tantôt aérienne, tantôt ancrée dans un héritage charnel, puissant et terrien, ne semble pouvoir qu’adoucir les moeurs, élever les âmes. Le songwriting de cet artiste camerounais dévoile une quête intime, comme organique, puisant dans des racines profondes, à la fois culturelles et musicales, autant qu’il n’oeuvre à délivrer un message universel, d’une modernité évidente. Envoûtant, ce blues folk lumineux se décline en bassa, sa langue natale. Avec 1958 (Nø Førmat!/Tôt ou Tard, 2019), l’artiste livre un quatrième album aux accents révolutionnaires qui célèbre, drapé d’élégance, touché par la grâce, Ruben Um Nyobé, une figure tutélaire de la résistance. Ce héros oublié a oeuvré pour l’indépendance du Cameroun et fut exécuté en 1958 par des militaires français, au terme d’une longue traque. « Une fois que je rentre dans ma période de composition, je n’entends et je ne vois qu’à travers un prisme musical : les odeurs, les couleurs, tout me renvoie à la musique, tout sonne en musique et j’adore ça », confie Blick, artiste définitivement singulier.
“ […] à la fois le digne héritier d’une culture ancestrale et l’ambassadeur de l’Afrique de demain ” (Françoise Degeorges, France Musique, 2020)
-----------------------
https://www.youtube.com/watch?v=xbAirF4Ofsg&ab_channel=RadioNovaRadioNova
Derrière le maelström afro-techno-punk de Fulu Miziki, ce collectif d’artistes pluridisciplinaire créé il y a déjà une quinzaine d’années dans les rues de Kinshasa, se love toute l’ingéniosité et la débrouillardise de l’infatigable et fiévreuse capitale. À la recherche de nouvelles sonorités, le vieux Pisko Crane a, pendant plusieurs années, conceptualisé un orchestre à partir d’objets trouvés dans les poubelles et les décharges de la ville : batterie de percussions à base de casseroles, pots de peinture et autres bidons, basse en peau de chèvre, vocoders à partir d’un poste-radio et d’un tuyau d’arrosage, tubes en PVC frappés à coups de tongs… Fulu Miziki s’offre un instrumentarium en perpétuelle mutation. Mais ce n’est pas tout. Masques et costumes tendance spatio-tribale croisent le fer avec strass, paillettes et autres objets de récup’, tous rafistolés avec génie. Ici, l’art est total. Tout se récupère et se ré-enchante. La musique afrofuturiste de cette joyeuse bande survoltée se drape d’une poésie visuelle aussi destroy qu’évocatrice, quand la performance, elle, se montre libertaire, délicieusement hypnotique. Mais aussi irrémédiablement engagée. Ce son unique porte autant un regard sévère sur la situation écologique de la République Démocratique du Congo qu’il n’amplifie un message positif, de fête et de paix.
“ Dans une démarche d’art total, écologiste et féministe, la meute afrofuturiste débarquée de Kinshasa bouscule les codes avec un son unique ” (Jeanne Lacaille, Pan Africa Music, 2019)
-----------------------
https://www.youtube.com/watch?v=FdrfRfcDoCY
Souvenez-vous : sa voix envoûtante a mis la planète à genoux avec le tube « Down on my knees ». Nous sommes alors en 2006 et le guitare-voix d’Ayo. - Joy Olasunmibo Ogunmakin de son vrai nom - se révèle au grand public, renversant de son reggae soul chaloupé, coeurs et âmes. Depuis, le sourire radieux et la folk pleine de grâce, teintée de groove, de soul ou de pop jazzy, de la chanteuse germano-nigériane rayonnent par-delà le monde, propulsés sur les scènes des plus grands festivals. Un monde qui ne semble jamais assez vaste pour l’artiste, qui, à presque 40 ans et avec un sixième album en poche, tend à trouver la paix intérieure. Une quête de sérénité dans sa vie personnelle et dans sa musique qui se drape, sur les douze titres de Royal comme sur scène, de contours plus personnels, plus lumineux. L’oiseau timide des premières années a désormais pris son envol, avec l’envie de croquer la vie. Sans oublier pour autant d’où elle vient (« chanter est depuis toujours mon seul guide »), attachée à ses racines, la musique d’Ayo. , à la croisée d’un blues délicat et d’une folk intimiste, s’émancipe sans cesse. Comme un livre ouvert. « La voix est un oiseau rebelle, mais quand toute cette envie de vivre que vous avez emprisonné se libère et explose, c’est formidable ! » s’écrie l’artiste, dans un sourire. Puisse cet oiseau ne jamais s’arrêter de voler.
“ La chanteuse germano-nigériane, pleine de grâce, sort un sixième opus tout à son image ” (Catherine Carette, FIP, 2020)
-------
desc c
Variété / Chanson française
Variété internationale
Humour
Pop / Rock / Métal
Comédie musicale / Danse