Auberge de jeunesse HI Strasbourg 2 Rives
Rh (avec activités de types N et L) ; effectif 495 personnes.
Crédits : J’étais loin de m’attendre © Billel avec Benoît de Carpentier, intervention portée par Stimultania, maison d’arrêt Lyon-Corbas, 2017
À l’occasion de l’exposition « Dépêche-toi de vivre », présentée à Stimultania du 12 janvier au 8 avril 2018, le Pôle de photographie propose un temps d’échange ouvert à toutes et tous en présence de trois des artistes exposés et de Céline Petrovic, sociologue du genre, autour de notions souvent présentées comme antinomiques passées au crible de la photographie : la virilité et l’émotion.
À l’heure où l’écriture épicène divise, où les témoignages de harcèlement sexuel pleuvent sur les réseaux sociaux, la « domination masculine » de Pierre Bourdieu ou le « modèle archaïque dominant » de Françoise Héritier trouvent des échos encore bien actuels en ce début de XXIème siècle. Et pourtant les mœurs et la parole se libèrent, la cause féministe se médiatise à mesure que « l’évidence virile » se délite. Une prise de conscience collective semble lentement s’opérer malgré les écarts qui persistent dès la naissance, sur le marché du travail ou dans la sphère politique entre les hommes et les femmes, les filles et les garçons. Quels sont les mécanismes de reproduction de cet « éternel masculin », de ce « devoir de virilité » appartenant aux hommes ? Comment déconstruire les stéréotypes à l’oeuvre et favoriser l’égalité entre les individus ? Comment en finir avec la fabrique des garçons ? « Peut-on être un homme sans faire le mâle ? »
Par cette rencontre publique, nous souhaitons réagir à ce sujet aussi brûlant qu’ancien en prenant la distance de l’art. Déconstruire le mythe crépusculaire de la virilité – dont sont victimes aussi bien les hommes que les femmes, par le prisme du regard artistique, lieu par excellence de l’émotion esthétique. Pour imaginer ensemble des manières de réconcilier féminin et masculin, afin que l’un ne l’emporte plus sur l’autre.
L’exposition « Dépêche-toi de vivre » est le produit de faces-à-faces, d’expériences communes entre des artistes et des publics. Des hommes détenus y prennent leur envol. Les bras croisés, des adolescents occupent la rue. D’autres traduisent leurs rêves en images. Les projets exposés réinventent des masculinités en laissant la place à l’expression des émotions en pleine conscience du regard des pairs. L’institution scolaire et l’institution carcérale, chacune à leur manière, selon des histoires et codes différenciés, constituent toutes deux des « territoires masculins », lieux et situations d’apprentissage de la virilité. L’asymétrie dans la prise en charge des garçons et des filles par l’école ne fait que renforcer une construction masculine stéréotypée, un « devoir de virilité » devenu fardeau pour les adolescents. Le principe même d’emprisonnement, qui sépare les hommes et les femmes en « quartiers », repose sur une conception binaire de l’humanité séparée en deux genres et trois orientations sexuelles distinctes. Les violences homophobes en détention homme démontrent d’un besoin de faire triompher une image fantasmée de la virilité, tandis que les femmes pâtissent d’une institution pensée par les hommes pour les hommes.
« Dépêche-toi de vivre » souhaite donner l’espace nécessaire à une écriture de l’intime au pronom masculin. Se dépêcher de vivre, ce n’est pas faire acte de courage. C’est trébucher, dire sa vulnérabilité. Se hâter d’exprimer ses tourments et d’afficher ses émotions pour vivre pleinement.
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