Projection du film d'animation Aladdin
Venez découvrir le célèbre conte d’Aladdin sur grand écran !
Crédits : "Jeux de lumières aux frondaisons" de Anne Huet-Baron
Oli, 9 ans, a peur de tout. Val, elle, n’a peur de rien. Les enfants sont poussés par grand-papa Marcel à la découverte de la forêt qui avoisine le village, et par là, à la découverte du monde et de son état. Deux enfants doivent comprendre les enjeux de leur monde pour affirmer leurs identités. Un grand-père doit transmettre pour s’en aller en paix. Une forêt malade, qui disparaitra après s'être frayé un chemin de vie dans les esprits. Les enfants sont-ils réellement allés dans la forêt ? Ou bien jouaient-ils dans le jardin, à être dans la forêt ?
Ce spectacle interroge les difficultés de la jeunesse à se construire des bases solides dans un monde en péril. Avec trois acteur·trice·s au plateau, nous ferons l'aveu du théâtre, c'est un jeu, c’est pour de faux, mais " si on y croit vraiment fort, si on se dit que c’est possible, ça devient possible". La force de l'imagination nous fait voyager. Avec une scénographie modulable et évocatrice, des marionnettes à tailles humaines peu réalistes et un univers sonore et lumineux sensitif, nous naviguons entre conte initiatique tout public et le sérieux d’un sujet d’actualité que même les adultes ont du mal à gérer. Comment transmettre aux enfants la réalité d'un monde qui se détruit aussi vite qu'ils grandissent ? Pour commencer peut-être, prenons-les pour des grands.
Un comédien et deux comédiennes entrent sur scène. Il et elles découvrent un plateau aussi dénudé que foisonnant. La devanture d'une vielle maison, au style japonais. Du lierre envahissant toutes la structure. Un banc de bois gris, de bois mort. "Dans la forêt disparue". Quelle histoire raconter avec cela ? On leur sent déjà un reflet joueur dans le regard. Le comédien situe l’histoire qu’il s’apprête à conter. La maison de Marcel. Il deviendra Marcel. Grand-papa Marcel. Conteur, raconteur à l’accent étrange, c’est lui qui fera rêver les comédiennes qui deviendront enfants, et le public. C'est le point de départ de l’aventure.
L’espace fictionnel se déploiera à partir de là. De ce comédien. De ses mots, Léa deviendra Oli, garçon de 9 ans qui a peur de tout. Puis de ses mots à elle, Steffy sera Val, qui elle n’a peur de rien.
Un théâtre d’acteur donc. Mais aussi un théâtre de texte, car la langue québécoise d’Olivier Sylvestre mérite qu’on s’y attarde. Cette langue, qui prend corps dans notre accent français, nous pousse vers une étrangeté qu’on ne peut nier. Elle nous décale de la réalité. Quelle réalité allons-nous montrer ? Les comédiennes et le comédien qui interprètent la pièce ? Marcel, qui dans son jardin invente une histoire imaginaire pour les deux enfants ? Ou ces trois personnages qui vivent pour vrai l’aventure telle qu’elle est racontée, et traversent réellement cette forêt enchantée ?
La question reste volontairement ouverte et les interprètes créent l’espace dans le mouvement du texte. Ils transforment l'espace, enfilent des marionnettes à taille humaine, et déplacent la maison pour laisser apparaitre de vieux arbres verdoyants et crades : la forêt est bien là. Mais malade. Puis tout s’arrache et on découvre un pavillon de banlieue fantôme. Là où le plus haut des chênes était sorti de terre se trouve maintenant, dans l’ossature métallique de la structure, la tour satellite, construction humaine, urbaine, effrayante.
Ce spectacle est l’addition des rêves joyeux et des talents de chaque artiste qui y participe. Le visuel du spectacle prend une grande importance pour évoquer la puissance de l'imagination. On voit à travers leurs yeux le monde se transformer. Un travail sur les matières papiers et bois, leurs couleurs, leurs froissages, fera partie intégrante de l'esthétique globale. La matière comme vecteur de sensations, que l'intrèprète transforme et qui tranforme l'interprète. La création musicale en nappes sonores synthétiques, sensations d’émotions et d’espaces, de magie et d'oxygène, porte les acteurs et actrices et travaille l’imaginaire du public. La création lumineuse joue avec ludisme sur l'espace. Les ombres, les angles, la hauteur, le mouvement, elle le dessine aussi fortement que les corps qui l'habitent.
Dans la forêt disparue est un spectacle en mouvement, « Un quartier qui change en même temps que les enfants ». Tout avance sans cesse, parfois en douceur, parfois dans la vitesse. Comme dans la vie, l’arrêt, c’est la fin. La fin de la forêt, la fin de Marcel, la fin de l’enfance.
Venez découvrir le célèbre conte d’Aladdin sur grand écran !
Stains Espace Paul Éluard 20:30
Un moment ludique pour découvrir, partager et réfléchir ensemble.
Animé par les bibliothécaires.
Atelier décryptage par Brief Media.
Atelier créatif animé par les bibliothécaires