atelier anglais des petits avec Sarah Anthony
Atelier d'apprentissage du vocabulaire en anglais
© Musée régional d'art contemporain Languedoc Roussillon Midi Pyrénées
Les visiteurs découvriront, dans la magie de la nuit, un nouveau bâtiment, l’œuvre permanente de Bruno Peinado sur la façade de l’extension, l’exposition personnelle de l’artiste Il faut reconstruire l’Hacienda, ainsi qu’un accrochage de la collection du Centre national des arts plastiques (Cnap) issu d’un dépôt exceptionnel d’œuvres emblématiques.
Bruno Peinado a été invité à intervenir à la fois sur la façade du nouveau bâtiment du musée et pour l’exposition inaugurale. Bruno Peinado a profité de cette extension pour repenser l’imaginaire du Mrac LRMP, une ancienne maison vigneronne qu’il perçoit comme une hacienda, nom de la boîte de nuit mythique de Manchester.
Six mois après le début de ses travaux d’extension, le musée d’art contemporain de la nouvelle Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, situé dans la commune de Sérignan, ouvre ses nouveaux espaces au public la veille de la Nuit Européenne des Musées, le 20 mai.
L’inauguration architecturale est couplée avec plusieurs événements artistiques : le vernissage de l'œuvre permanente de Bruno Peinado sur la façade de l’extension, accompagnée d’une exposition personnelle de l’artiste – tel un dialogue entre l’intérieur et l’extérieur – ainsi qu’un accrochage de la collection du Centre national des arts plastiques (Cnap) issu d’un dépôt exceptionnel de 167 œuvres emblématiques.
BIENVENUE DANS LE « NOUVEAU » MRAC
Découverte des nouveaux espaces du musée
Plus spacieux avec ses 3200 m², le « nouveau » musée, pensé et mis en œuvre par l’Atelier d’Architecture Castelnau Feri, change de dimension.
Le nouvel espace de 450 m², acquis par la Région en 2013 auprès de la Ville de Sérignan et situé au 1er étage de la Poste adjacente au musée initial, permettra au Mrac de développer son attractivité à l’échelle de la nouvelle grande région et d’améliorer la mise en valeur de ses collections et la richesse de sa programmation temporaire.
Les nouvelles réserves du musée accueilleront un dépôt exceptionnel du Fonds national d’art contemporain, l’une des collections les plus importantes en Europe, géré par le Cnap. De nombreux accrochages de collections, plus variés et ancrés historiquement, seront proposés au public grâce à ce dépôt d’une durée de cinq ans comprenant 167 œuvres (soit une augmentation de 38% de la collection du musée) de 64 artistes issus de 17 nationalités différentes. Le Mrac rejoint ainsi une liste prestigieuse de musées français à bénéficier de ces dépôts longs du Cnap, parmi lesquels le Centre Pompidou de Paris, ou encore les musées d’art contemporain de Bordeaux (CAPC), Saint-Étienne ou Grenoble.
Présentation de l’œuvre pérenne de Bruno Peinado, une nouvelle signature du Mrac
Commandée par la Région, cette installation magistrale intitulée Il faut reconstruire l’hacienda sera installée de façon permanente sur la façade du bâtiment de la Poste pour faire le lien avec le bâtiment initial, tout en proposant une interaction avec l’œuvre de Daniel Buren, apposée sur l’ensemble des parties vitrées du musée initial, et la grande fresque en céramique de l’artiste islandais Erró. Avec cette œuvre extérieure, le musée devient un élément fort du paysage urbain, interpellant sur leur passage les visiteurs et les passants.
L’œuvre de Bruno Peinado, une série d’enseignes-tableaux colorées réalisées à partir de techniques et de matériaux de la signalétique (panneaux luminescents, caissons lumineux rétroéclairés, panneaux trivision etc.), tissera un lien avec l’histoire de l’art en général et celle de la collection du Mrac en particulier. Parmi les enseignes de la façade, le public pourra interpréter les clins d’œil de l’artiste au design de la boîte nuit de l’Hacienda (club mythique de Manchester qui fondera les bases de la scène House anglaise, et qui sera le lieu de rencontre de musiciens, plasticiens et graphistes, nourris et influencés par la modernité), au célèbre tableau de Matisse, Porte-fenêtre à Collioure, au pop art, ou encore aux monochromes d’Olivier Mosset. Toutes ces enseignes-tableaux ont en commun de revisiter la question de la couleur sur un support, des couleurs pastel, mineures, qui évoquent un soir d’orage sur le grand sud.
Tel son prolongement, l’exposition personnelle de l’artiste investira pour l’occasion tous les espaces d’expositions temporaires en introduisant un jeu de dialogues entre l’intérieur et l’extérieur du musée, entre l’intime et l’espace public, de même entre les différentes formes d’expression artistique. Le parcours proposera en ce sens une immersion dans l’univers de l’artiste où se mêleront dessins, peintures, sculptures ou encore installations, à l’image de cette réplique du dancefloor de The Haçienda. Cette scène ouverte aux artistes plasticiens, musiciens et étudiants des beaux-arts, prendra place au rez-de-chaussée où, chaque dimanche durant les quatre mois de l’exposition, se succèderont des propositions hétéroclites, dans un mix réjouissant entre les générations et les disciplines.
Promenade poétique à travers une collection exceptionnelle du Cnap
Placée sous le signe de La Promenade de Robert Walser (1920), l’exposition inaugurale propose, au gré des salles dévolues à la collection, une balade poétique au cœur d’une sélection d’œuvres issues du dépôt exceptionnel de la collection du Fonds national d’art contemporain géré par le Cnap. Les promeneurs pourront ainsi croiser un aigle échoué sur lui-même (Mike Kelley), les traces d’éléments oubliés sur une plage (Allison Knowles), le regard fixe et énigmatique d’un passant (Sylvie Blocher), d’étranges oiseaux génétiquement modifiés (Carsten Höller), pour finir peut-être le nez dans la lune (James Turrell). En porosité avec l’idée de nature, celle qui nous entoure autant que la nature de l’homme elle-même, l’exposition établit par ailleurs un dialogue complice avec la proposition de Bruno Peinado dont elle tente de partager un regard sur le monde bienveillant et engagé.
Légende de l'image : Bruno Peinado, Il faut reconstruire l’Hacienda, œuvre pérenne sur la façade de l’extension du Musée régional d’art contemporain Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, Sérignan, 2016, réalisateur d’image YALA Yvon Arramounet labiorbe ADE, © Bruno Peinado.
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