L'Odyssée

Sceaux (Hauts-de-Seine) • Vendredi 25 juin 2021, 21h00
L'Odyssée

Crédits : Sylvain Gripoix

Musicien.ne.s
Fred Pallem : direction artistique, basse, guitare
Vincent Taeger : batterie & percussions
Guillaume Magne : guitare
Sébastien Palis : clavinet, orgue
Rémi Sciuto : flûtes, sax baryton & sopranino
Christine Roch : sax tenor & clarinette basse
Sylvain Bardiau : trompette, bugle
Robinson Khoury : trombone
Anne Le Pape : violon
Aurélie Branger : violon
Séverine Morfin : alto
Michèle Pierre : violoncelle

Création lumières
Yossi Derhi

Présentation
Fred Pallem est un esthète.
Ce n’est pas parce que sa musique est pleine de fantaisie qu’elle est nécessairement foutraque, ni, sous prétexte qu’elle ne cache pas son hédonisme, qu’il faut la juger superficielle.
Tout au contraire.
La folie est chez lui domptée par la plume et l’exultation que provoque son écriture orchestrée précisément pour faire mouche. On ne doute pas que les partitions qu’il livre à ses musiciens soient limpides et qu’il sache, dès le premier accord, où son inspiration doit le mener.

Chaque note a un sens, chaque instrumentiste est une couleur sur la palette, chaque solo ne vaut que par l’élément dramatique qu’il apporte et chaque idée s’incarne dans une mise en son, avec une intention précise. En cela, le titre de ce disque n’est pas usurpé, tant on peut avoir le sentiment au fil de cette « Odyssée », que son auteur agit comme une sorte de démiurge qui, de la première à la dernière note, édifie ses propres mythologies et nous embarque, nous auditeurs ulysséens, dans les remous épiques de sa traversée sonore.

En Quentin Tarantino du son, transgressant résolument les limites définies par les censeurs du bon goût, il remet en lumière des pans entiers de musiques longtemps regardées de haut par les spécialistes — ces sous-genres, pas assez purs, pas assez artistiques, pas assez convenables, pour être cautionnés par ceux pour qui la pop ne saurait être que commerciale et le cross-over un dévoiement.

A rebours de ces clichés, Pallem a montré combien, au contraire, non seulement toute cette production « parallèle » avait ses génies, mais qu’en plus d’être profondément jubilatoire et évocatrice, elle était désormais ancrée dans nos mémoires par le biais du cinéma, de la télévision, de la radio et de la pub, jouant avec cet inconscient sonore pour réactiver nos émotions de cinéphiles ou nos émois d’enfants.

Mots-clés :
fred pallem Odyssée Sacre du Tympan

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