Apero Vigneron + Spectacle Projet Chamonix
Au Château Vespeille les Pins le 29 novembre 2025 à partir de 19h venez déguster des bons vins ,...
Deux expositions relatent les innovations scientifiques liées à la Grande Guerre et à la Seconde Guerre mondiale.
Tout au long de l’histoire, science et guerre se sont mutuellement portées profit : la guerre a eu besoin de la science pour développer des moyens technologiques performants et innovants, et en contrepartie, la science a bénéficié de financements et d’appuis logistiques puissants en période de conflit.
Cette relation s’est amplifiée avec l’évolution du savoir et des techniques.
Au XXe siècle, bien des découvertes scientifiques deviennent des enjeux majeurs entre les puissances. C’est pourquoi, durant les deux guerres mondiales, la recherche scientifique appliquée s’est trouvée dans de nombreux pays, sous le contrôle des gouvernements.
Différentes avancées scientifiques (transfusion et radiographie utilisées pour soigner les soldats pendant la Grande Guerre, avancées dans le domaine du nucléaire, de la conquête spatiale et de la cryptologie lors de la Seconde Guerre mondiale…) seront, en temps de paix, exploitées dans le domaine civil et interfèrent encore sur notre quotidien.
Conçue avec l’association Symbiose, cette exposition est présentée dans les deux musées municipaux : au musée de la Ville du 26 avril au 28 juillet 2018, avec les innovations liées à la Grande Guerre au musée de la Seconde Guerre mondiale, du 26 avril au 24 novembre 2018, avec celles menées entre 1939 et 1945.
Les avancées scientifiques sont présentées sous trois approches :
historique avec les récits de leurs découvertes et de leur mise en place en temps de guerre, ainsi que de l’impact qu’elles vont générer jusqu’à aujourd’hui. Ces propos sont illustrés d’archives, de photographies, d’objets, mais aussi par l’histoire des parcours de grand scientifiques internationaux. scientifique avec l’explication des diverses applications présentées et animées par des schémas et des manipulations ludiques. interactive avec l’installation de bornes interactives, de matériels multimédias, de casques de réalité virtuelle et des expériences à effectuer.
L’exposition se déroule dans 3 espaces situés au sous-sol du musée où seront relatés des découvertes sur l’armement et la médecine durant la Première Guerre mondiale.
Espace 1 : L’armement
Plusieurs panneaux présentent des anecdotes et des objets sur les innovations technologiques qui vont impacter le domaine de l’armement :
l’aéronautique avec la naissance de l’aviation de chasse qui prend part au combat à partir d’octobre 1914. la « Télégraphie Sans Fil » (TSF), qui équipera l'ensemble de l'armée en émetteurs-récepteurs. l’artillerie qui va se développer et donnera naissance à l’une des armes emblématiques de ce conflit, « la Grosse Bertha », ce canon puissant fabriqué par les ateliers allemands Krupp. les chars et les tanks de type Mark, utilisés par les Britanniques pour la première fois lors de la bataille de la Somme, en septembre 1916. le lance Flamme, inventé par l'Allemand Richard Fiedler en 1901, utilisé pour la première fois par l'armée allemande, à Verdun. les gaz, utilisés pour la première fois par les Allemands en avril 1915. Ils feront 90 000 morts et gazeront 1 250 000 militaires.
Espace 2 : La radiographie Marie Curie et sa voiture pour radiographier, coll. Internet Des panneaux illustrent la thématique de la radiographie ainsi qu’une maquette de la voiture de radiologie de Marie Curie, une animation expérimentale et un mannequin sonorisé représentant Marie Curie. Découvert en 1895 par le physicien allemand Wilhelm Conrad Röntgen, le rayonnement invisible capable d'impressionner une plaque photographique nommé « Rayon X » a suscité l’intérêt de la France qui se dote dès 1897, du premier laboratoire de radiologie.Pendant la Première Guerre mondiale, Marie Curie crée un service de radiologie « itinérant » dont elle prend la direction, malgré l’opposition de l’État-major de l’Armée française. Plus d’un million d’examens radiologiques sont réalisés sur le Front, évitant ainsi les complications médicales et sauvant des milliers de vies.
Espace 3 : La transfusion sanguine Des panneaux, des objets, une animation expérimentale et un mannequin sonorisé représentant d’Albert Hustin expliquent la thématique de la transfusion.En 1900, le chercheur autrichien, Karl Landsteiner, met en évidence les différents groupes sanguins : A, B et O. Les transfusions se développent et surtout réussissent, même si toutefois on ne dispose pas de moyens à cette époque pour conserver le sang (les transfusions se font de bras à bras). En 1914, un médecin belge, Albert Hustin, arrive à retarder la coagulation et à conserver le sang pendant quatre jours.Cette technique révolutionne les techniques d'urgence de la médecine militaire durant la Grande Guerre.
L’exposition permanente du musée laisse une large place aux découvertes scientifiques initiées lors de la Seconde Guerre mondiale, avec un parcours de bornes multimédias.
L’exposition temporaire complète quant à elle ce parcours en présentant trois découvertes de la recherche fondamentale d’avant-guerre développées industriellement et utilisées dans cette guerre, souvent considéré comme la guerre des physiciens.
Ces découvertes, qui ont engendré de nombreux morts pendant la guerre, ont néanmoins permis par la suite de conquérir l’espace, d’inventer l’informatique et de proposer de nouvelles énergies.
Espace 1 (entrée du musée) : L’évolution des armes Dans la vitrine de l’entrée, des silhouettes de guerriers de toutes époques et de différents lieux présentent diverses armes, allant du casse-tête à la bombe atomique en passant par l’arbalète, l’épée, la lance, le lebel ou la mitraillette et évoque ainsi leur évolution au gré des avancées techniques.Salle d’exposition temporaire
Espace 2 : Le décryptage : de la « bombe de Turing » jusqu’au smartphone Des panneaux, des objets, une maquette de la bombe de Turing, une animation expérimentale et un mannequin sonorisé représentant Alain Turing explique l’évolution du décryptage.Si les premières tentatives de cryptage pour envoyer des messages codés remontent à l'Égypte ancienne, la création par les Allemands d’une machine de chiffrement, « la machine Enigma», date de 1919. En 1939, l’armée anglaise recrute des scientifiques pour « casser » le code d’Enigma. Le mathématicien anglais Alan Turing y parvient avec l’invention de la « bombe de Turing ». Cette machine capable de calculer toutes les combinaisons possibles est considérée comme l’ancêtre de l’ordinateur.
Espace 3 : Le nucléaire et l’opération Manhattan A partir de panneaux, d’un montage vidéo et d’un mannequin sonorisé représentant Robert Oppenheimer, le public pourra découvrir l’histoire du projet Manhattan.Informé en 1939, des découvertes de scientifiques allemands visant à réaliser des « bombes d’une extrême puissance », le président Roosevelt lance le projet Manhattan, programme top-secret, confié au général Leslie Groves et au physicien Robert Oppenheimer. Avec les explosions d’Hiroshima et Nagasaki, le monde entrera alors dans l’ère du « nucléaire ». Grâce aux moyens financiers et logistiques mis à leur disposition pendant la guerre, des scientifiques vont réaliser de nombreuses découvertes autour de l’atome qui servent aujourd’hui dans bien des domaines : médical, écologique, industriel…
Espace 4 : Les prémices de la conquête spatiale Des panneaux, une maquette de fusée, des montages en réalité virtuelle et un mannequin sonorisé représentant Wernher Von Braun rappellent les débuts de l’histoire de la conquête spatiale et de l’intérêt d’Hitler dès 1933 pour les travaux sur les fusées. L’ingénieur Wernher Von Braun s’implique ainsi dans la mise au point des missiles V1 et V2 fabriqués au camp de concentration de Dora-Mittelbau.
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