SOUTENANCE DE THESE - Madame Katy THOUVENOT - Biologie Médecine Santé

Saint-Pierre (La Réunion) • Vendredi 18 avril, 14h00
SOUTENANCE DE THESE -  Madame Katy THOUVENOT - Biologie Médecine Santé

Avis de Soutenance

Madame Katy THOUVENOT

Biologie Médecine Santé
Soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés
Étude du lien entre l’infection bactérienne parodontale, le microbiote intestinal et les complications métaboliques et inflammatoires en contexte d’obésité
dirigés par Madame Marie-Paule GONTHIER

Date : le vendredi 18 avril 2025 à 14h00 (Heure de La Réunion)

Lieu : Université de La Réunion - Campus Santé Bâtiment B 77 Avenue du Docteur Jean-Marie Dambreville 97410 Saint-Pierre

Salle : Amphithéâtre B101

URL salle virtuelle : https://univ-reunion-fr.zoom.us/j/81974682873

Résumé :

La pathologie de l’obésité est définie comme une accumulation excessive de graisse au sein de l’organisme. Elle est associée à de graves complications métaboliques et inflammatoires comme le diabète qui concourent à la vulnérabilité sanitaire et sociale des populations. Un lien étroit a été également établi entre l’obésité et l’infection bactérienne parodontale appelée parodontite. La parodontite résulte d’une dysbiose du microbiote oral caractérisée par le développement de bactéries pathogènes telles que Porphyromonas gingivalis faisant partie du « complexe rouge » de Socransky, au sein de la plaque dentaire. Au cours de la parodontite, ces bactéries participent à la destruction du tissu de soutien des dents et passent dans la circulation sanguine de manière chronique. L’état inflammatoire engendré s’accompagne d’un dysfonctionnement de tissus cibles comme le tissu graisseux. Ce dysfonctionnement pourrait aussi être médié par un impact des bactéries parodontales sur le microbiote intestinal, dont la dérégulation de l’écologie bactérienne joue un rôle causal dans les complications métaboliques et inflammatoires de l’obésité. L’objectif du travail de thèse était de contribuer à la compréhension du lien entre l’infection bactérienne parodontale, le microbiote intestinal et les complications métaboliques et inflammatoires en contexte d’obésité. Pour ce faire, une approche de recherche translationnelle a été adoptée, allant des patients aux modèles animaux et cellulaires. Une étude clinique menée chez des patients en obésité sévère a montré que l’existence d’une parodontite cause des dérégulations qualitatives et quantitatives du microbiote oral, une élévation des taux de marqueurs pro-inflammatoires salivaires et une dégradation du tissu de soutien des dents. Ces altérations sont associées à des perturbations des taux circulants de marqueurs lipidiques et à des modifications de la composition et du profil fonctionnel du microbiote intestinal. Par ailleurs, le tissu graisseux viscéral des patients atteints de parodontite est marqué par l’activation de médiateurs liés à l’inflammation et au stress oxydatif, deux phénomènes connus pour aggraver les troubles métaboliques menant au diabète. Afin d’élucider les mécanismes impliqués dans l’impact des bactéries parodontales sur la fonctionnalité du tissu graisseux, nous avons exposé des souris génétiquement obèses et diabétiques à la bactérie parodontale majeure P. gingivalis et un modèle in vitro de cellules graisseuses à cette bactérie ou à ses endotoxines de type lipopolysaccharides. Ces études ont mis en évidence la capacité des agents bactériens à déréguler plusieurs acteurs moléculaires contrôlant la réponse immunitaire innée, l’état inflammatoire et redox ainsi que le métabolisme lipidique adipocytaire. Dans une perspective thérapeutique, l’utilisation de polyphénols à potentiel antioxydant et anti-inflammatoire a permis de limiter les effets délétères des agents bactériens sur les cellules graisseuses et de moduler la dysbiose du microbiote intestinal chez des souris rendues obèses par un régime riche en graisse. L’ensemble de ces résultats permet de conclure que l’infection bactérienne parodontale participe à la dérégulation du microbiote intestinal ainsi qu’à l’altération de cibles moléculaires du tissu graisseux impactant l’état métabolique et inflammatoire en contexte d’obésité. L’identification de ces cibles moléculaires permettra d’approfondir les mécanismes sous-jacents et d’évaluer l’efficacité de thérapies innovantes comme celles mettant en jeu les polyphénols végétaux.

Composition du jury proposé

  • Mme Marie-Paule GONTHIER Université de La Réunion Directrice de thèse
  • Mme Béatrice COUSIN CNRS Rapporteure
  • M. Vincent BLASCO-BAQUE Université Paul Sabatier Rapporteur
  • Mme Marie-Caroline MICHALSKI INRAE Examinatrice
  • M. Jean-Jacques HOARAU Université de La Réunion Examinateur
  • M. Christian LEFEBVRE-D'HELLENCOURT Université de La Réunion Examinateur
  • Mme Karine CLEMENT Sorbonne Université Invitée
Mots-clés :
Bactéries parodontales Microbiote intestinal Obésité Inflammation Stress oxydatif Cellules adipeuses

Autres événements à Saint-Pierre

CONSEIL DE LABORATOIRE
Jeudi 17 décembre, 14h00

CONSEIL DE LABORATOIRE

Le Conseil de Laboratoire, instance consultative élue pour la durée du renouvellement de l’Instit...

CONSEIL DE LABORATOIRE
Vendredi 4 septembre, 14h00

CONSEIL DE LABORATOIRE

Le Conseil de Laboratoire, instance consultative élue pour la durée du renouvellement de l’Instit...