L’église Saint-Julien de Brioude et son patrimoine pictural

Saint-Lys (Haute-Garonne) • Samedi 17 septembre 2016, 14h00, 15h00, 16h00
L’église Saint-Julien de Brioude et son patrimoine pictural

L’église de Saint-Lys, dédiée à saint Julien de Brioude, abrite un patrimoine artistique cohérent et de grand intérêt, datant essentiellement de l’époque de sa reconstruction, à la fin du XIXe siècle. Alors qu’un riche décor couvrant et multicolore se déploie sur ses parois, son chœur est orné de peintures murales d’Henry-Eugène Delacroix qui content la vie de saint Julien, soldat romain martyrisé vers 304. Les chapelles recèlent aussi des cycles peints, par le même Delacroix mais aussi par Jean Marie Fabien Galey (artiste toulousain du XXe siècle). Les vitraux sont l’œuvre du maître verrier Amédée Bergès et l’église possède des culs-de-lampe sculptés par Durand, des statues de plâtre de qualité, un chemin de croix en faïence, un orgue de Théodore Puget ainsi qu’une chaire de belle facture. D’autres richesses cependant ne sont que peu ou pas visibles. Ce sont des tableaux de grand format, au nombre de sept, situés pour deux d’entre eux dans la sacristie et pour les cinq autres sur la tribune de l’orgue. Parmi ceux-ci, trois des thèmes représentés sont issus de l’iconographie biblique : la Pentecôte, la Crucifixion et le Baptême du Christ. Le quatrième figure saint Julien de Brioude et le cinquième Le Sacré-Coeur de Jésus adoré par les anges. Ce dernier est une œuvre sur toile magnifique, sans doute d’Henri-Eugène Delacroix : agenouillés dans la position des adorateurs de l’Eucharistie, un ange des plus classiques, les mains croisées sur le haut du corps, s’incline vers la Terre en signe d’humilité et de prière, alors que l’autre regarde au Ciel en signe de ferveur ; quatre têtes de chérubins volètent dans la lumière éblouissante du Cœur saignant de la Passion, embrasé d’amour. En dehors de cette œuvre, les autres tableaux ont très probablement appartenu à l’ancienne église paroissiale, écroulée en 1877. La Crucifixion, avec Marie-Madeleine en imploration au pied de la croix, doit être ravivée mais était sans doute le tableau de l’ancien maître-autel. La Pentecôte, avec les apôtres et la Vierge marqués des langues de feu du Saint-Esprit, faisait partie d’un même cycle avec les deux tableaux de la sacristie qui représentent la Cène et la Visitation. Tous trois sont de la même main, avec le recours à de semblables fonds d’architecture, et La Pentecôte – seule nettoyée – indique une possible facture de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle, ce qu’une restauration d’ensemble pourrait confirmer. De même serait-il révélateur de nettoyer et étudier le Baptême du Christ, qu’opère Jean-Baptiste en présence de la colombe et de Dieu, ainsi que la toile consacrée à Julien de Brioude, des plus intéressantes. Représenté en soldat romain, le saint se dresse dans un paysage où l’on discerne des architectures antiques. Au-dessus de son visage extatique et auréolé, surgit un ange qui lui offre la couronne des élus et la palme des martyrs. Sur le coté, en effet, s’avance un soldat qui le désigne pour l’arrêter, armé de l’épée avec laquelle il sera décapité. Cette œuvre, au vernis pâli, laisse discerner à sa base l’inscription « [ ?] Rolland Legardeur rectore 1680 ». Or on sait par ailleurs qu’un Rolland Legardeur fut effectivement curé de Saint-Lys, de 1673 à 1681 : il a donc pu commander et offrir cette œuvre, datant bien du XVIIe siècle, à la précédente église qu’il administrait. Ce qui en fait un précieux témoignage, aussi ancien qu’inattendu, du passé de Saint-Lys. Ces tableaux, longtemps délaissés mais encore en bon état général, méritent attention et considération. Le patrimoine de l'église comprend également un trésor classé, constitué d'une "chapelle liturgique" comprenant des objets en argent doré datant de la fin du XVIIIe siècle, gravés aux armes de Monseigneur de Salignac de la Motte Fénelon, avant-dernier évêque de Lombez avant la Révolution. Le clocher abrite une cloche fondue au XVIIIe siècle, classée au titre des Monuments Historiques par arrêté du 13 février 1922. Il y aura trois visites complètes dans l'après-midi du samedi 17 septembre 2016 : les départs des visites auront lieu à 14h00, 15h00 et 16h00. Les visites seront assurées par Madame Clémentine SOUCHAUD, Historienne de l'art et conférencière, chargée de cours à l'université Toulouse - Jean-Jaurès.

Autres événements à Saint-Lys

Floralys
4 et 5 avril

Floralys

Un week-end en fleurs

Carnaval à Saint-Lys
Samedi 28 mars, 14h00

Carnaval à Saint-Lys

Samedi 28 mars 2026, le carnaval de Saint Lys défilera sous le thème des dessins animés, "Quand l...