des usages de l'eau autrefois
Balade commentée à la découverte du patrimoine de l'eau
Crédits : @millesources
Concert du 24 juillet à 21h
Au Carré du Fournil
Trio n°2 pour violon, violoncelle et piano en mi bémol majeur (1827)
1. Allegro
2. Andante con moto
3. Scherzando : Allegro moderato
4. Allegro moderato
C'est au crépuscule de sa vie et à l'apogée de sa maturité musicale que Schubert s'est véritablement attaqué à cette formation : les deux grands trios avec piano ont immédiatement pris place au panthéon de la musique de chambre. Le deuxième trio est de proportions encore plus impressionnantes que son aîné, et paraît d'une construction encore plus maîtrisée. C'est aussi l'annonce, avec le retour du thème de l'Andante dans le quatrième mouvement, des grandes œuvres cycliques de la musique romantique comme celles de César Franck, qui d'ailleurs assurera la création française de ce trio.
Durée d’exécution : environ quarante-cinq minutes.
ENTRACTE
Märchenerzählungen (« Récits de contes de Fées ») op.132 pour clarinette, alto et piano (1853)
1. Lebhaft, nicht zu schnell (« animé, mais pas trop vite »)
2. Lebhaft und sehr markiert (« animé, très marqué »)
3. Ruhiges tempo, mit zartem Ausdruck (« tempo calme avec une expression tendre »)
4. Lebhaft, sehr markiert (« animé, très marqué »)
Dernière œuvre de musique de chambre du compositeur à nous être parvenue, les Märchenerzählungen reprennent la formation des Märchenbilder op.113 pour alto et piano (1851), en y ajoutant la clarinette des Fantasiestücke op.73 (1849) pour retrouver la formation rare du Trio « des Quilles » de Mozart. Alors que les compositeurs romantiques cherchent l’idéal dans la fusion entre poésie et musique, Schumann s'éloigne de l'héritage des grandes formes de ses aînés, au profit d'une succession de miniatures narratives ou picturales, à l'écriture plus libre. En mettant en musique l'univers merveilleux des vieilles légendes allemandes, il invite l’auditeur à un voyage au-delà de la réalité où ce dernier est constamment partagé entre le désir de suivre l’intrigue et celui de s’abandonner dans ce monde sonore inédit.
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Quintette pour piano et cordes op. 44 en mi bémol majeur (1842)
1. Allegro brillante
2. In modo d'una marcia, un poco largamente
3. Scherzo: Molto vivace
4. Finale: Allegro ma non troppo
Le quintette op. 44 est un des plus grands chefs-d'œuvre de la musique romantique. Dans une formation originale pour l'époque, Schumann, au sommet de son art, compose une de ses plus belles pages et ouvre la voie à une postérité extraordinaire (Brahms, Franck, Fauré, Chostakovitch …). Son épouse Clara, au piano lors de la création en janvier 1843, jugea la pièce « splendide, pleine de vigueur et de fraîcheur ». Schumann s'est probablement inspiré du trio op. 100 de Schubert, lui aussi en mi bémol majeur, avec lequel le quintette présente de nombreuses similarités formelles.
Le premier mouvement, Allegro brillante, dans un mi bémol majeur exubérant, contraste avec le deuxième mouvement In modo d'una marcia, lugubre marche funèbre entrecoupée par deux trios, l'un paisible et poétique, l'autre violent et dramatique, qui reflètent les deux facettes de la personnalité de Schumann, Eusébius le rêveur et Florestan le passionné. Le bouillonnant Scherzo exploite de nouveau cette forme à deux trios si chère à Schumann, et le Finale, d'une inventivité formelle inédite, se termine par une brillante coda fuguée combinant les motifs principaux des 1er et 4e mouvements.
Durée d'exécution : environ trente minutes.
LE TRIO PANTOUM :
Hugo MEDER, violon
Mélisande PONSIN, violoncelle
Virgile ROCHE, piano
avec :
Gaspard MAEDER-LAPOINTE, violon
Adèle GINESTET, alto
Alexandre MORARD, clarinette
Balade commentée à la découverte du patrimoine de l'eau