Visite libre
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L’église Saint-Brice est l’une des rares églises du Moyen-Age (XIVe-XVe siècles) encore existante dans le canton de Ribemont. Avant même le premier conflit mondial, en 1913, elle fut inventoriée par les services des Monuments Historiques. Pour souligner l’intérêt historique et artistique de son chœur et son transept, ces deux parties furent alors classées. A l’intérieur de l’édifice, vous pourrez découvrir une belle œuvre mobilière néo-gothioque, un maître-autel entièrement peint mais aussi un décor de peintures murales représentant le martyre de sainte Yolaine réalisé autour de 1900. Observez dans le transept gauche l’architecture, les beaux chapiteaux sculptés de masques et la niche style gothique flamboyant. C’est un bel édifice et nous espérons que ces quelques lignes éveilleront votre curiosité.
Histoire de Sainte Yolaine
Apprenant avec Sainte Benoîte que leur illustre parent Saint Quentin, avait été martyrisé en évangélisant le Vermandois, elles partirent avec dix autres compagnes pour continuer la mission qu'il avait entreprise. Elles quittèrent leur famille et, pieds nus, elles escaladèrent les hauts sommets des Alpes et suivirent les longues voies romaines tracées par l'invasion. Après bien des fatigues, elles finirent par trouver le tombeau de Saint Quentin. Après un long temps en prière elles se séparèrent pour accomplir leur apostolat : Sainte Benoîte vint se fixer à Origny et Sainte Yolaine à Pleine-Selve. Elles instruisirent les Gaulois et beaucoup se convertirent. Le bruit en parvint aux oreilles de Matrocle, le juge de la province. Après d'horribles supplices pour les faire apostasier, Sainte Benoîte fut décapitée à Origny le 8 octobre 362 et Sainte Yolaine, à Pleine-Selve, eut d'abord deux doigts coupés. Elle fut ensuite flagellée et pendue par les cheveux. N'arrivant pas à lui faire renier sa foi, le juge inique ordonne qu'elle fût brûlée vive, le 17 janvier 363.
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