«Danseur, chorégraphe et tchadien» voilà comment se définit Yaya Sarria.
Habitué à parcourir le monde (Pays-Bas, Tunisie, Suisse, Sénégal, USA font partie des nombreux pays où il s’est produit), curieux des expériences chorégraphiques venues d’ailleurs, butô ou hip-hop, ce qui fait la richesse de sa danse, ce sont ses origines.
Motivé à donner une image vivante et créative de son pays, loin d’un terne cliché géo-politique, Yaya Sarria prouve qu’il existe une danse contemporaine tchadienne.
Son solo est le manifeste de son identité.
YADOU veut dire «la marche ou la démarche» en fulfulde, la langue des Peuls du Sahel dont sa mère est originaire. Ses parents, nomades, l’ont laissé à N’Djamena, capitale du Tchad, et ont repris la route. Parti à leur recherche, du Congo à la Mauritanie, il n’a pas eu la chance de les retrouver.
YADOU, c’est à la fois la quête de ses origines, l’empreinte et l’absence de celles-ci.
C’est aussi l’histoire d’une errance. La sienne, celle de ses parents, celle d’un peuple. Il y a dans leurs marches, dans la marche, le terreau de toutes les danses, et pour Yaya Sarria, une démarche artistique en forme de réponse à ses questions intérieures.
Chorégraphie et interprétation : Yaya Sarria / Lumière et son : Ngodji Ferdinand /Administration : Abdoulaye Abdoul Oumaté / Photo © Jean Claude Muaka
Mots-clés :
danse contemporaine
création