Samstag aus licht | Opéra

Paris (Paris) • 28 et 29 juin 2019
Samstag aus licht | Opéra

Samstags-Gruss [Le salut du samedi]

Scène 1. Luzifers Traum [Le rêve de Lucifer]

Scène 2. Kathinkas Gesang als Luzifers Requiem [Le chant de Kathinka ou Requiem de Lucifer] Scène 3. Luzifers Tanz [La danse de Lucifer]

Scène 4. Luzifers-Abschied [L’adieu de Lucifer] La scène 4 est représentée à L’église Saint-Jacques-Saint-Christophe de la Villette, 6 place de Bitche, à proximité de la Cité de la musique.

Karlheinz Stockhausen agit en explorateur. Il isole un aspect de son langage – la spatialisation du son, le théâtre musical, l’électronique – et il va le hausser à un niveau inouï. Stockhausen s’inscrit tout entier dans ce geste-là, de rendre l’appréciation la musique plus puissante pour l’auditeur. L’aspect cérémoniel des opéras de LICHT n’est pas un decorum mystique : c’est un dispositif destiné à placer l’auditeur dans une disposition d’écoute assez radicale, qui peut et doit changer le cours de sa vie.

La Salle des concerts de la Cité de la Musique (Philharmonie de Paris) est idéale pour l’exécution des opéras du cycle LICHT car sa disposition présente déjà cette caractéristique cérémonielle. L’impression et la projection très frontale de Samstag aus Licht correspond particulièrement bien à la structure de cette salle.

Contrairement aux actes de Donnerstag aus Licht (la première journée du cycle), les scènes de Samstag aus Licht ne sont pas reliées par une trame narrative. Elles possèdent néanmoins une unité profonde, inscrite au cœur de la musique par l’utilisation d’éléments de la « superformule » de Stockhausen, noyau contenant toute la musique de LICHT.

Samstag aus Licht se termine non dans la salle de concert, mais dans une église située à proximité. La dernière scène est en effet un adieu de Lucifer, une cérémonie habitée par plusieurs dizaines de chanteurs habillés en moine franciscains, chantant les salutations des vertus de Saint François d’Assise sur des harmonies complexes et lumineuses. Emprisonné dans une cage pendant la durée de la cérémonie, un grand oiseau noir est libéré dans la nuit, sur le parvis de l’église.

Le Balcon

Maxime Pascal, direction musicale et conception

Damien Bigourdan, direction scénique et conception

Nieto, création visuelle et conception

Florent Derex, projection sonore

Pascale Lavandier, costumes

Myrtille Debièvre, scénographie

Marguerite Lantz, accessoiriste

Catherine Verheyde, création lumière

Agathe Cemin, assistante à la mise en scène

Personnages & interprètes (par ordre d’apparition)

Lucifer : Damien Pass, basse (1ères et 3e scènes).

Joueur du rêve de Lucifer : Alphonse Cemin, piano (1ère scène).

Chat noir Kathinka : Claire Luquiens (2e scène), Julie Brunet-Jailly (3e scène), flûte.

Les six sens mortels : Alice Caubit (la vue), Akino Kamiya (l’ouïe), Frédéric Blondy (l’odorat), Arthur Lavandier (le goût), Othman Louati (le toucher), Clotilde Lacroix (la pensée) – 2e scène.

Visage géant d’homme : Orchestre d’harmonie du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris (3e scène).

Danseuse à rubans : Emmanuelle Grach (3e scène). Michael : Henri Deléger, trompette (3e scène).

Percussions : Benoit Maurin

3×13 moines : 13 ténors, 13 basses I, 13 basses II : Chœur de l’Armée française & Le Balcon. Chef de chœur : Emilie Fleury.

Un diable à trombone : Mathieu Adam (4e scène).

Orgue : Guy Didier (4e scène).

Oiseau sauvage noir : ? (4e scène).

Coproduction Le Balcon, IRCAM – Centre Pompidou, Philharmonie de Paris.Dans le cadre de Manifeste-2019, Festival de l’IRCAM.

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