Retour affectif qui fonctionne, Magie blanche Rituel pour Tomber enceinte rapidement, Chance réussite travail, WhatsApp: +233 57 651 4924
Retour affectif qui fonctionne, Magie blanche Rituel pour Tomber enceinte rapidement, Chance réus...
Crédits : Rauschenberg, Robert, Cy + Relics - Rome, 1952, Gelatin Silver Print, 38,1x38,1, Robert Rauschenberg Foundation
Cette conférence sera accessible en live-streaming le mardi 22 septembre dès 14h sur le site internet.
Voir la conférence en direct
Pour la quatrième édition des Luma Days, l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) s'associe avec Luma Arles pour une demi-journée de rencontres et d'échanges sur le thème du patrimoine. Cette conférence intitulée « Mobiliser le patrimoine » a pour objectif de proposer un temps de réflexion commun autour de cette notion.
Quinze ans après l’adoption de la convention-cadre du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société (Convention de Faro, 2005), cette conférence initiée par l’INHA en collaboration avec Luma Arles vise à créer un échange entre chercheurs scientifiques, professeurs et historiens de l’art afin d’aborder les problématiques qui touchent aujourd’hui ce qu’on appelle « patrimoine ».
Qu’est-ce que le patrimoine ? Pourquoi accorde-t-on de plus en plus d’importance à cette notion ? Comment le définit-on aujourd’hui ?
Après une introduction d’Éric de Chassey, nous poursuivrons avec les conférences de Gabriele Dolff-Bonekämper, Michael Lucken, Kavita Singh et Pierre Wat. Cet après-midi numérique d’échanges et de réflexions sera l’occasion d’envisager de nouveaux outils d’analyse pour repenser ces histoires de nous-même et de nos présences au monde que nous nous racontons inlassablement, et que l’on nomme « patrimoine ».
Présentatition détaillée
Où en sommes-nous avec le patrimoine ? Alors que la reconstruction de Notre-Dame de Paris « à l’identique » a été décidée au moment où de nombreuses statues étaient mises à terre, notre relation à l’idée même de patrimoine semble plus que jamais se définir par la schizophrénie. Ainsi, entre le culte institutionnel d’un passé embaumé, les nombreuses fixations sur une origine souvent fantasmée et une tendance à vivre dans un présent perpétuel et amnésique, il est désormais difficile d’y voir clair. Au milieu de ce chaos temporel - et donc identitaire - il est de plus en plus complexe de penser une notion de patrimoine qui s’était initialement développée à partir de structures stables (l’ « avoir » d’une lignée ou d’une nation), selon un rapport à l’histoire profondément linéaire. Alors que les grands référents qui le déterminaient étymologiquement - le Père, la Patrie - semblent par endroit se fissurer, le patrimoine est-il encore une notion opérante ?
Ce que l’on a appelé « l’inflation patrimoniale » - c’est-à-dire l’extension potentiellement infinie des processus de patrimonialisation à tout ce qui concerne le passé, y compris des phénomènes immatériels (Convention de Faro, 2005) - est bien le symptôme d’une certaine impuissance face à cet « émiettement » du réel qui accompagne paradoxalement la monumentalisation en bloc du passé. L’effet de sidération occidentale face à la délicate question des « restitutions » n’est qu’une des expressions, peut-être parmi les plus significatives, de cette « guerre des mémoires » et de notre impuissance à nous dégager d’un rapport figé et fantasmagorique au passé et à l’altérité.
Comment mobiliser - rassembler / rendre active / faire circuler - une notion désormais paralysée par son écartèlement entre inflation et rétractation ? Si tout est potentiellement patrimonialisable, plus rien ne l’est - et il est cependant impossible de revenir à des critères de sélection émanant d’une transcendance en ruine. Comment se déprendre des oppositions qui brident parfois notre pensée - entre le même et l’autre, l’avant et l’après, l’occident et le reste du monde - sans céder au vertige d’une relativité absolue ? Comment faire circuler les objets, assouplir les définitions, ré-envisager les hiérarchies sans diluer nos singularités et perdre la stabilité d’un horizon commun ? Comment penser les productions humaines dans le temps - dans leurs tâches et leurs impuretés constitutives ? Que faut-il éventuellement abandonner pour laisser place à de nouvelles patrimonialités ?
En compagnie de Gabriele Dolff-Bonekämper, Michael Lucken, Kavita Singh et Pierre Wat, cet après-midi numérique d’échanges et de réflexions sera l’occasion d’envisager de nouveaux outils d’analyse pour repenser ces histoires de nous-même et de nos présences au monde que nous nous racontons inlassablement, et que l’on nomme « patrimoine ».
La conférence aura lieu en français et en anglais
Retour affectif qui fonctionne, Magie blanche Rituel pour Tomber enceinte rapidement, Chance réus...
L, S, N, O, P, R, X