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Crédits : Photographie de l'historienne de l'art Louise Lefrançois-Pillion au congrès d'histoire de l'art de la Sorbonne en 1921, aux côtés d'Adolfo Venturi, Raymond Koechlin et de Pierre Gusman. Bibliothèque de l'INHA, fonds Gaston Brière, Brierana, BCMN Ms 498.
Auteure d’une thèse de l’École du Louvre et enseignante « pour les jeunes filles », Louise Lefrançois-Pillion fut une des lectrices les plus assidues de la Bibliothèque d’art et d’archéologie. Par ailleurs, employée par Jacques Doucet, elle s’attacha à la production d’instruments de recherche en réalisant notamment un « répertoire analytique et iconographique des travaux sur l’Histoire de l’art du Moyen Âge occidental ». À travers l’examen approfondi de ce projet, la séance sera l’occasion d’interroger la place et les méthodes des historiennes de l’art rue Spontini.
Intervenants
Mathieu Beaud (INHA) - Claire Dupin de Beyssat (docteur en histoire de l'art, Paris) - Charlotte Foucher Zarmanian (CNRS) - Lucie Prohin (INHA) et Jessica Savage (Princeton)
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À propos de ce séminaire : Un laboratoire pour l’histoire de l’art : la Bibliothèque d’art et d’archéologie de Jacques Doucet
À l’origine de l’actuelle bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, la première bibliothèque créée par le couturier-mécène Jacques Doucet est paradoxalement peu connue. Ouverte au public à partir de 1909 sous le nom de Bibliothèque d’art et d’archéologie, cette institution aux ambitions universelles fut créée en moins d’une dizaine d’années grâce à des moyens financiers considérables ; son fondateur s’appuya sur les conseils et bibliographies de nombreux historiens de l’art, ainsi que sur des équipes où des professionnels côtoyaient amateurs, littérateurs et érudits. L’étude de la création et du fonctionnement de cette institution offre un tableau particulièrement intéressant de l’histoire de l’art telle qu’elle pouvait se pratiquer à Paris au début du xxe siècle. Elle permet de percevoir les réseaux, ambitions et méthodes qui alimentèrent tour à tour les réflexions de Doucet, et firent de sa bibliothèque une entreprise novatrice, dont la dynamique fut profondément affectée par la Première Guerre mondiale. Le séminaire servira à restituer les dernières recherches menées sur cette bibliothèque exceptionnelle en les remettant en contexte. Les quatre séances permettront ainsi d’explorer les collections réunies par Doucet, les moyens de leur constitution et leurs spécificités, en les confrontant à celles d’autres grandes institutions contemporaines.
Comité scientifique
Ilaria Andreoli (INHA), Pascale Cugy (université Rennes 2), Cecilia Hurley-Griener (École du Louvre - université de Neuchâtel), Sophie Lesiewicz (INHA), Samuel Provost (université de Lorraine), Marie-Anne Sarda (INHA), Philippe Sénéchal (université de Picardie Jules Verne)
Programme de recherche
« La Bibliothèque d’art et d’archéologie de Jacques Doucet : corpus, savoirs et réseaux » (domaine Histoire et théorie de l’histoire de l’art et du patrimoine)
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