Écrire en français, venir d'ailleurs - Rencontre organisée et modérée par Bernard Magnier

Paris (Paris) • Lundi 20 mars 2017, 20h00
Écrire en français, venir d'ailleurs - Rencontre organisée et modérée par Bernard Magnier

ÉCRIRE EN FRANÇAIS, VENIR D’AILLEURS

RENCONTRE organisée et modérée par Bernard Magnier et ponctuée de lectures par la Plume Francophone avec des écrivains nés hors de France ou dans une famille née hors de France et ayant choisi le français comme langue d’écriture.

Comment devient-on « francophone » ? Dit-on mieux certaines choses dans une autre langue ? La langue de la mère/du père vient-elle se mêler ou non dans la langue d’écriture ? De quelles façons ? Y a t-il complémentarité ou conflit entre ces langues ?

Quels sont les sujets abordés ? Quels sont les liens littéraires entretenus avec le pays d’origine ? Entre le lieu romanesque et le lieu d’écriture ?

Voici quelques-unes des questions qui seront abordées avec les écrivains invités dont les familles sont issues du Liban, du Vietnam, de Corée, d’Iran ou du Rwanda :

  • ** Zeina Abirached** est née en 1981 à Beyrouth où elle a suivi des études de graphiste avant de venir en France et de s’initier aux techniques d’animation. Elle réside désormais à Paris et se rend régulièrement au Liban. Ses albums, en large partie autobiographiques, offrent le regard d’une petite fille sur son enfance, sa famille, son quartier, sa rue, son immeuble et sur la tourmente libanaise vécue au plus près du quotidien. Sa dernière parution, Le Piano oriental, conte les mésaventures de son ancêtre, inventeur d’un « piano métis » capable de jouer les musiques orientales. Elle est également illustratrice de plusieurs ouvrages, et a réalisé des couvertures de livres, pochettes de disques et affiches. Elle a illustré le présent journal. Le Piano oriental, Casterman, 2015

  • Doan Bui est née dans une famille vietnamienne en 1974 et a grandi au Mans. Journaliste à l’Obs, elle a reçu le prix Albert Londres 2013 pour son reportage sur les immigrés tentant d’entrer en Europe, Elle a publié, en 2016, Le Silence de mon père, un premier roman, très personnel, sur sa famille et les liens entretenus au sein de celle-ci avec le « passé » vietnamien. Le Silence de mon père, L’iconoclaste, 2016

  • Kidi Bebey est née à Paris en 1961. Journaliste, auteur de livres pour jeunes lecteurs (en particulier de romans et de biographies de personnalités africaines (Modibo Keita, Kwame Nkrumah, Miriam Makeba), Kidi est la fille de Francis Bebey, musicien et chanteur camerounais pionnier des musiques africaines en France.
    Elle vient de publier Mon royaume pour une guitare, livre dans lequel, au-delà de la figure du père, c’est l’aventure d’une famille qui est contée, la confrontation pour le jeune couple camerounais à une nouvelle vie parisienne loin du pays natal, avec ce que cela peut supposer d’accueils et de rejets, de sympathies et de tracasseries, de douleurs lancinantes et de réjouissantes découvertes. Mon royaume pour une guitare, Michel Lafon, 2016

  • Nairi Nahapétian est née en 1970 en Iran dans une famille arménienne et vit à Paris où elle est journaliste. Elle recourt au roman policier pour déployer des intrigues dans lesquelles la politique iranienne n’est pas absente. Ses livres offrent une plongée au coeur de la société iranienne et sont autant de prétextes pour décrire et dénoncer les dérives du régime, et donner une autre image du pays et de ses habitant(e)s. Le Mage de l’hôtel Royal, L’Aube noire 2016

  • Dorcy Rugamba est né en 1969 au Rwanda. Comédien, auteur et metteur en scène, il réside en France puis en Belgique, après 1994. Il a co-écrit le spectacle Rwanda 94 et travaille sur plusieurs projets en Europe et en lien avec son pays natal. Marembo, Editions Dati’Mbeti, 2005

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