Colloque "Daniel Fabre (1947-2016). Une anthropologie européenne de la culture"

Paris (Paris) • 11 et 12 octobre 2018
Colloque "Daniel Fabre (1947-2016). Une anthropologie européenne de la culture"

Colloque organisé par le Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture, IIAC (CNRS/EHESS, UMR 8177), le GIS Médiations du patrimoine, le ministère de la Culture, direction générale des Patrimoines, l'Institut national du Patrimoine, l'École du Louvre, avec la collaboration de l'École française de Rome et du Centro per lo studio delle trasformazioni del territorio (CeSTer), université de Tor Vergata (Rome).

Directeur d’études à l’EHESS, chaire Anthropologie de l’Europe, Daniel Fabre (1947-2016) a contribué à créer, en 2001, avec le triple soutien du CNRS, de l’EHESS et du ministère de la Culture, ainsi qu’avec une quinzaine d’anthropologues, sociologues et historiens, le Laboratoire d’anthropologie et d’histoire de l’institution de la culture (Lahic), rattaché aujourd’hui à l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain (IIAC). En son enseignement à l’université Tor Vergata de Rome, il s’était attaché à analyser les transferts de sacralité de la religion vers la politique et la culture ; c’est aussi à l’échelon européen qu’il conçut, au sein du Lahic, durant plus d’une décennie, plusieurs des programmes de recherche qu’il partagea avec une équipe de recherche internationale. En témoignent « L’Europe entre culture et nations », « La Fabrique des héros », « Domestiquer l’histoire. Ethnologie des monuments historiques », « Les Monuments sont habités » ou « Émotions patrimoniales » notamment, dont les résultats ont été publiés, avec le soutien du ministère de la Culture, par les Cahiers d’ethnologie de la France aux Éditions de la Maison des Sciences de l’homme.

En 2017, le colloque « Daniel Fabre (1947-2016), l’arpenteur des écarts », organisés par le Centre d’anthropologie sociale, qu’il fonda, en 1978, à l’université de Toulouse Jean-Jaurès, a porté sur les grandes orientations de recherche de cette « école de Toulouse » : anthropologie des communautés rurales, anthropologie du symbolique, écritures ordinaires, littérature orale et écrite. Dans le cadre de l’Année européenne du patrimoine, en écho et en complément, le colloque de Paris de 2018 s’attachera, quant à lui, à rendre compte, dans l’accélération qui suivit les années toulousaines, de la construction de nouveaux champs de la recherche sur les cultures nationales en Europe, les phénomènes de patrimonialisation, l’institution culturelle et le renouvellement de la théorisation de la notion de patrimoine, élargie au patrimoine ethnologique et immatériel, à l’aune de la vision d’un anthropologue majeur de la France et de son extrême sensibilité aux mutations essentielles de la valeur patrimoniale. Les interventions approfondiront aussi les liens étroits que le président du conseil de la Mission du patrimoine ethnologique (1993-1997) contribua à tisser entre le ministère de la Culture, ses services et ses métiers, et la recherche ethnologique en France et en Europe et, ainsi, ce que l’anthropologie de la culture et du patrimoine lui doit aujourd’hui.

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