Multi-activités, Equitation, Music Festival, La troupe des Bienlunés, Le grand Baz'arts
dans le cadre de l'opération "colonies apprenantes" par le Ministère de l'Éducation Nationale.
Une nouvelle vie pour la chapelle des Trois Croix !
Sur la colline qui domine notre village de Paladru se trouve une petite chapelle. Les promeneurs venus pour le panorama la découvrent un peu étonnés : toute mignonne avec son petit corsage en pisé et un chapeau de guingois recouvert d'écailles de mousse.
Cette chapelle a une histoire, elle la gardienne de souvenirs qui sont plus anciens que le village :
Devant la montée des eaux du lac, après l'an Mil, une des communautés de chevaliers paysans se regroupa à cet endroit, sur le plateau de la sonnière, qui était cultivé depuis l'antiquité tardive.
La petite butte des trois croix, portait une construction en bois, autour de laquelle s'est organisée cette communauté des chevalier paysans des grands roseaux.
C'est le site originel à partir duquel est né le village de Paladru.
En quelques générations, le château fort de pierre fut édifié, et remplaça la petite butte dans la fonction défensive, et l'habitat se déplaça en contre bas... pour devenir le village actuel de Paladru.
L'histoire de la chapelle, s'est continuée depuis jusqu'à nos jours, sans interruption.
Les paladrusots ont su lui faire une place dans leur vie. Ce n'était pas toujours évident, mais chaque génération a continuée cet effort.
Souvenez vous : peu après l'an Mil : la féodalité. Autour du lac s'étendent le fer et le feu, un château de pierre s'érige sur motte castrale.
C'est le chanoine Millon, érudit curé de Paladru, passionné pour son pays natal qui raconte, en suivant de très prés les textes anciens, que notre chapelle était le seul endroit où les altiers seigneurs du lac, du haut de leur château de pierre, se mettaient à genoux : la chapelle du château !
Après trois cent ans, en 1333, le Châteaux est détruit lors d'un assaut, il devient « château-ruine », c'est tout dire.
La chapelle va t elle être abandonnée ? Devenir « chapelle-ruine » elle aussi ?
A cette époque il y avait de bonnes raisons de la laisser tomber : elle est isolée, les deux hameaux de St Michel et St Pierre ont leur église. A cause des loups, il est dangereux d'y monter. Toute la chaîne de colline jusqu'à la Sylve se nomme « brameloup ». Encore 1737, le curé Thollon organise le 8 septembre un pèlerinage à St Michel pour remercier qu'aucun enfant n'ait été dévoré par les loups cette année.
Malgré ces difficultés nos prédécesseur choisiront de la conserver, pour que nous puissions en bénéficier. Jusqu'à nos jours il en est allé ainsi.
Certains se souviennent des processions, St Pierre et St Michel réunis, partant de l'église de St Michel au chants des cantiques, les enfants de chœur qui ouvraient la marche en soutanelle rouge et surplis blanc, encadrant de leurs cierges le dais qui se balançait, porté par quatre hommes. Le curé tenait l'ostensoir à bout de bras, tout le long du chemin. On quémandait par cet effort la clémence du Ciel pour les moissons, de bonnes vendanges, la protection de St Blaise contre les aléas de la vie. Puis chacun s'en retournait, en faisant attention à ses habits du dimanche.
En 2015 nous vivons dans une société bien différente. Il n'y a plus de vendanges à bénir, plus de loups à craindre, au moins à cet endroit.
Mais est ce une raison pour abandonner cette chapelle ?
Avec le peu de moyens qu'ils avaient les anciens se sont sacrifiés pour nous la transmettre. Pouvons nous décider que nous ne voulons pas de leurs efforts ? Refuser cet héritage ?
Que la société ait changée, n'est ce pas au contraire une bonne raison d'apporter à cette histoire la contribution de notre génération ?
Que pouvons nous faire ?
Jeanne de Clermont à son époque, le 19 mars 1523, institue devant notaire une fondation : le placement d'une petite somme d'argent pour faire dire des messes et des prières à la chapelle.
En octobre 2015 nous avons institué une association loi 1901, afin que tout le monde puisse y venir et trouver sa place, apporter sa pierre, donner son avis.
L'association qui est née de la tristesse devant l'état de la chapelle, vit de l'espérance que cette restauration soit l'occasion de tisser des liens entre nous, résidents de Paladru, et avec notre environnement en apprenant à l'apprécier.
C'est à une étape de cette restauration que nous vous convions : la reprise des enduits extérieurs : sur pisé et limousinerie de galets.
Ce sera l'occasion de pratiquer ces techniques anciennes, de découvrir une ambiance de chantier sonore, tactile, qui n'agresse pas, et de rencontrer ces passionnés.
Venez apportez votre pierre, venez écrire l'histoire !
Cette journée du dimanche 18, nous vous proposons une immersion dans ce passé, le découvrir par une visite commentée,
dans le cadre de l'opération "colonies apprenantes" par le Ministère de l'Éducation Nationale.
dans le cadre de l'opération "colonies apprenantes" par le Ministère de l'Éducation Nationale.
dans le cadre de l'opération "colonies apprenantes" par le Ministère de l'Éducation Nationale.
dans le cadre de l'opération "colonies apprenantes" par le Ministère de l'Éducation Nationale.
dans le cadre de l'opération "colonies apprenantes" par le Ministère de l'Éducation Nationale.
dans le cadre de l'opération "colonies apprenantes" par le Ministère de l'Éducation Nationale.