Pablo Mira cherche encore le titre de son spectacle
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Pink Is Chic (focus sur la scène toulousaine)
On le sait, certains clichés ont la vie aussi dure que peut l'être le cuir d'un sénateur cumulard et marchand d'armes. La riante cité de Toulouse n'est pas épargnée : rustauds amateurs de viriles mêlées, addiction généralisée à certain breuvage anisé, chauvinisme occitan... Autant de stéréotypes qui, bon gré, mal gré, participent de l'identité de la ville, au risque d'en occulter de larges pans. Pourtant, la ville rose (autre cliché) regorge de ressources vitales : elle est ainsi le théâtre d'une effervescence musicale ô combien séduisante et réjouissante. En l'espace d'une poignée d'années, la scène indie pop-rock locale a vu surgir pléthore de groupes qui ont en commun leur jeunesse, une certaine conception "home-made" de la musique, le goût de l'éclectique, du bigarré, de l'interdisciplinarité et de la scène. Pour beaucoup de ces groupes, la reconnaissance, sinon la consécration sont déjà au rendez-vous et augurent d'un avenir radieux. Si Paris vaut bien une messe, Toulouse vaut amplement un focus sur sa foisonnante scène musicale : à cette occasion l'on pourra (re)découvrir l'electro-pop buissonnière de Kid Wise, celle, maniériste et estivale, de Le Common Diamond et le pop-rock mouvant et débridé de Budapest. Soit un plateau aussi alléchant et copieux que le cassoulet du petit déjeuner (cliché !).
Kid Wise (fr)
Conçu davantage comme un projet ouvert à tous les talents et à toutes les envies que comme un groupe établi, Kid Wise fut d'abord le projet solo du claviériste toulousain Augustin Charnet avant de s'étoffer et de s'épanouir sous le signe des affinités électives et des rencontres faites en chemin. Derrière leurs airs de jeunes gens bien sous tous rapports, qui se définissent eux-mêmes comme des « bricoleurs de post-rock popisé » ou encore de « pop progressive », les Kid Wise célèbrent (privilège de leur âge) la jeunesse insouciante et cruelle en une série d'instantanés tour à tour acidulés, sciemment naïfs ou enchanteurs, parfois âpres. C'est tout le paradoxe, et le mérite, de ce groupe que d'offrir, en deux EP et un album tout frais, une musique d'allure juvénile mais pleinement mature et consciente de ses potentialités, précise et électrique, faussement sage, et qui semble comme se délecter d'une innocence inopinément retrouvée. Ça tombe bien, L'Innocence est aussi le titre de son premier album.
www.kidwise.fr
Le Common Diamond (fr)
Le nom en forme d'oxymore anglophile du duo est à l'image de sa musique : personnelle et référencée (on pense à MGMT comme à Peter Bjorn and John, parmi d'autres), suave et épileptique, savante et spontanée. Humainement et musicalement, les deux garçons se sont longtemps cherchés avant de définir une voie commune. Une première réalisation et un single remarqué (After all) et les voici lancés sur la piste aux étoiles – image adéquate pour une space pop on ne peut plus aérienne et onirique. Le deuxième EP du duo, Swedish Summer Dream, confirme sa mise en orbite, ainsi que les remixes effectués à la demande de Sébastien Tellier et de Metronomy. Les nappes de synthés sont plus aériennes que jamais, les rythmiques intrigantes, les guitares malignes ; la trajectoire nominale du groupe, elle, est en parfaite sustentation : les deux pieds sur terre et la tête dans la lune.
www.lecommondiamond.com
Budapest (fr)
Force est de constater la recrudescence, depuis quelque temps, de groupes choisissant pour patronyme un nom de ville (ou de pays, voire, pour les plus gloutons, de continent – quiconque ayant une analyse pertinente de la chose peut nous en faire part). Nous devrons dorénavant compter avec Budapest, dont le premier album, Alcaline, a mis dans sa poche l'ensemble, ou presque, de la critique musicale hexagonale. Il faut dire que le quintette occitan semble avoir trouvé une formule imparable, un subtil équilibre de composition. Sur une base conventionnelle (guitare/basse/claviers) et un duo vocal masculin/féminin naturellement complémentaire, Budapest tisse, en dehors de tout standard, un univers rock tout en nuances. Mélodies invoquant volontiers de délicates ténèbres, patchworks harmoniques convoquant, de loin en loin, les brumes du trip-hop ou celles du blues, guitares saturées sans excès : Budapest s'inscrit d'emblée dans la lignée des grands groupes rock sachant conjuguer énergie brute et puissance hypnotique.
www.budapestmusic.fr
https://www.youtube.com/watch?v=-ylvopE8jTI
https://www.youtube.com/watch?v=RfswM1TKImw
https://www.youtube.com/watch?v=McLY0N6IvgY
Tarifs
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