Pablo Mira cherche encore le titre de son spectacle
One man show
L’ensemble des photographies ont été prises par des personnes transgenres vivant à Katmandou. Une porte s’ouvre et nous donne à voir le quotidien et les réalités d’une communauté marginalisée.
Ces photographies mettent en lumière la culture népalaise et le vécu des participant-e-s en tant que personnes transgenres au Népal. On y découvre des autoportraits, des objets, des personnes proches et des intérieurs, ces photos racontent une histoire. Ces clichés sont leurs messages, leurs visions, leurs regards.
Cette exposition donne la parole aux personnes concernées, ainsi act-eur-rices de leur visibilité, et permet d’élargir notre regard sur la transitude telle qu’elle peut être vécue en dehors de nos frontières, avec ses différences et ses similitudes. L’exposition est à prix libre. L’intégralité des fonds récoltés bénéficiera aux personnes transgenres de Katmandou, via l'association Blue Diamond Society.
Créée en 2001, par Sunil Babu Pant, la Blue Diamond Society est une association népalaise qui lutte pour les droits LGBTIQ. Elle lutte contre les discriminations et agit pour les changements politiques et législatifs respectant davantage les droits et revendications des personnes LGBTIQ. L’association est aussi très active dans la prévention contre le VIH et l’accompagnement des personnes vivant avec le virus. Elle est soutenue en France par Sidaction.
La Blue Diamond Society a soutenu Sonam Marzin en lui permettant de rencontrer la communauté transgenre de Katmandou pour ainsi mener à bien le projet.
Je m’appelle Sonam (chance en tibétain), depuis toujours mordue de photographie, curieuse et amoureuse des rencontres qui sortent de l’ordinaire, je suis partie quatre mois au Népal pour y réaliser un projet photographique.
Pour réaliser ce projet je suis allé à la rencontre de la communauté transgenre à Katmandou. Ces femmes trans et homme trans vivent la plupart du temps en marge de la société Népalaise, iels sont dans des situations de précarité extrême, entre la prostitution, l’abandon, le rejet par la famille, la non-possibilité d’exercer une activité professionnelle, le non-accès à la sécurité, au soin et a l’éducation. Vous l’aurez compris, cette communauté rencontre de nombreux enjeux et problèmes sociaux. Je suis partie avec l’envie de passer un message fort par le biais de la photographie. La photographie me servira alors d’outil afin de faire valoir leurs droits, mais aussi dans le but de favoriser la cohésion au sein de leur groupe, de développer le lien social au sein de la communauté, l’expression artistique, et de valorisation de l’estime de soi.
Le 12 février 2019, j’allais acheter vingt-cinq appareils photos jetables chez Negatif+ à Paris. Le lendemain, je m’envolais pour le Népal rencontrer la communauté transgenre de Katmandou. Quelques jours plus tard je rencontre Umesh, responsable de projet chez Blue Diamond Society. On discute du projet et le lendemain, Umesh réuni dans les bureaux de BDS vingt-cinq bénéficiaires de l’asso.
Après leur avoir présenté ce projet « auto-photographique » (photo voice), seize personnes sont prêtes à participer au projet ! L’idée de pouvoir proposer leur regard sur leur communauté, leur quotidien les enthousiasme.
On passe une semaine ensemble, le temps de se rencontrer, de faire des ateliers avec du matériel photo numérique et de leur donner quelques conseils pour utiliser au mieux leur boîtier. A l’issu de cette semaine je confie à chacun.e un appareil photographique. La consigne est la suivante, une photo par jour pendant 27 jours.
Ça y est le projet est lancé !! Les appareils voyagent dans Katmandou, et ses alentours. J’attends avec impatience les pellicules. Le rêve se concrétise. Toutes les semaines, Umesh m’appelle pour faire un point et me tenir informé de l’avancée de chacun.e des participant.es.
Un mois plus tard, je collecte tous les appareils photos jetables. De retour en France, les pellicules sont envoyées au labo. Je découvre alors à mes dépends qu’il n’est pas toujours facile de faire respecter des consignes (!) mais j’ai un trésor en main, et quelques pépites que je vous présenterai avec joie !
Après avoir découvert les photos, une grande partie du travail reste à faire pour mettre en place une exposition. Il me faut recueillir la parole et des témoignages des participant.es, légender les photos avec eux. Aussi, l'idée de faire une première exposition à Katmandou à germer. Au mois de septembre 2020, je me suis envolé de nouveau pour Katmandou pour organiser des ateliers d'écriture, et des interviews avec les participant.e.s du projet. Sur place, après avoir récolté les témoignages, j’ai cherché des lieux pour exposer. L’espace culturel Kaalo 101 à Patan envisage une exposition pour le mois de mars prochain. L’Alliance Française aussi semble intéressé et me propose d’exposer les photos en avril. Il me faudra donc revenir à Katmandou pour ces expositions, mais ça c’est une autre histoire.
De retour en France le 22 novembre 2020, je me suis mise à la recherche de lieux, de collectifs ou d’associations qui seraient prêts à me prêter un lieu pour organiser une exposition. Tous les dons récoltés durant l’exposition seront reversé à la Blue Diamond Society et aux personnes transgenres aillant participé au projet
One man show
One woman show
One man show
Spectacle musical
One man show