2200 ans d'histoire(s) à Nanterre: retour sur la fouille archéologique Inrap du Square Jean-Baptiste Lebon
Préalablement à la construction de Centre de santé Juliette Ténine, inauguré en 2025, sur le site...
Assiégée depuis dix longues années, Troie tombe aux mains des Grecs.
Brutal, aveugle, le massacre commence.
Hélène est seule.
Impuissante, elle assiste à l’extinction de son peuple d’adoption.
Est-ce la dernière nuit qui se présente à elle ?
Comment survivre quand on assiste à la fin de son monde ?
Et pourquoi le faire ?
Hélène la prise de guerre est prise de cours.
La nuit ne cesse de l’engloutir.
Elle peine à respirer.
Parler est son ultime recours.
C’est par la guerre qu’elle nous raconte son paradis perdu.
En proie à une schizonévrose elle succombe, se délite dans un corps écroulé qui peine à retrouver la
position propre aux humains.
C’est ce combat qui ouvre cette tragédie.
Comment se relever ?
Détruite, elle se reconstruira dans la confrontation.
Ivre de rage et de sang, Ménélas titube en lui-même.
Lui se raconte par la perte d’un amour fantasmé.
Un amour qu’il n’a su apprécier jusqu’à ce qu’il disparaisse.
Jusqu’à ce que l’absence lui rende sa conscience.
Jusqu’à ce qu’il trouve refuge dans les bras de la guerre.
C’est sur un champ de ruines qu’il retrouvera Hélène.
C’est face à elle et grâce à elle qu’il retrouvera le chemin de la parole.
La musique donne au récit la force de s’élancer.
Elle rend l’air du tragique respirable.
Ouvre l’espace imaginaire.
Elle permet aux silences de redonner du sens, de redonner du souffle, du large.
Même si elle se joue sous le ciel et les étoiles, la tragédie confine les esprits, étouffe les cœurs.
Cette histoire se situe au moment fatidique où Hélène retrouve Ménélas.
Là le temps s’arrête.
Les personnages ne savent plus se reconnaître.
L’une comme l’autre peine à y croire.
De cette nuit, ils exigent autre chose qu’une présence.
Ce qu’ils veulent, c’est un indice venu du fond d’un jadis qui les fit naître,
Une parole qu’ils inventeraient ensemble dans l’arène où tout se joue au corps à corps,
Un pacte rompu qui les liait dans la nuit de leurs étreintes perdues.
Deux âmes tremblantes sont livrées l’une àl’autre.
Une pâture oùil n’y a ni àgagner ni àperdre.
Dans cette nuit qui n’en finit pas de les engloutir, plus personne ne se croit, ni ne se reconnaît.
Ce qui les lie, c’est ce qui subsiste ; une parole partagée, une écoute absolue.
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