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Découverte du domaine et du château de Mont-l'Evêque
Au 12ème siècle, le site de Mont-l'Evêque appartient au Roi. Il porte le nom de Montleroi. Il*sera offert par Philippe Auguste à Guérin, évêque de Senlis, après la bataille de Bouvines dont Guérin fut l’éminent stratège (1214) et portera désormais le nom de Mont l’Evêque. Il restera résidence épiscopale jusqu’en 1789.
Quel pouvait être l’aspect du Château avant les drames de la guerre de Cent-Ans et son démantèlement en 1431 ?
Il est bâti sur une plate-forme (70 x 25 m) artificiellement détachée du coteau par un fossé sec (largeur 6 rn / profondeur 9 m). Elle est aplanie et mise à la verticale par la construction d’un très important mur de soutènement.
Nous ne savons rien des travaux entrepris par l’évêché de Senlis après 1431. On peut supposer qu’ils ont remis en état le logis du château. Les estampes du 18ème siècle nous montrent un gros bâtiment sans décor particulier et dont la forme générale est celle du château que nous connaissons.
C’est à partir de 1847 que le château va subir des modifications importantes qui lui donneront l’état actuel.
Les propriétaires décident de le mettre au goût du jour, c’est-à-dire au néogothique ou art troubadour très en vogue depuis la Restauration. Ils iront chercher leur inspiration dans un monument exceptionnel, peu éloigné : le château de la Reine Blanche, à l’extrémité des étangs de Commelles.
Contrairement à qui est dit, ici ou là, ce rendez-vous de chasse n’a pas été construit en 1825-1827, mais résulte de la transformation du poste de garde d’une pêcherie fortifiée datant de la fin du 13ème ou du début du 14ème siècle. Le duc de Bourbon avait demandé à son architecte Dubois la transformation du bâtiment en rendez-vous de chasse. Dubois n’a pas touché à la structure du bâtiment, mais lui a appliqué une exceptionnelle décoration troubadour.
A Mont l’Evêque, la ressemblance avec la Reine Blanche est très sensible. On construit deux nouvelles tours pour avoir la même silhouette. A l’origine, les quatre tours de Mont l’Evêque étaient couronnées d’une balustrade gothique.
Deux autres bâtiments occupent la plate-forme : un corps de logis adossé au fossé (18ème ? communs ?) et en retour d’aile, une chapelle résultant d’un remontage digne d’un roman d’aventure.
En effet, la façade de cette chapelle (vraie ou fausse) n’est autre que le jubé du couvent des Carmes de Metz, récupéré par Alexandre Le Noir au Musée des Monuments Français et donné par Napoléon à Joséphine pour construire une chapelle en son château de la Malmaison. Resté en caisses, il est vendu à la mort de Joséphine et récupéré par Joseph Xavier de Pontalba qui le remonte à Mont l’Evêque.
Plus d'informations : Office de Tourisme de Senlis : 03 44 53 06 40 / [email protected]
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Eglise Saint-Germain de Mont-l'Evêque