Auberge de jeunesse HI Marseille Bois Luzy (FUAJ)
Auberge de jeunesse
Quartet Saïgon
Julien Lourau - Tenor & Sop Saxophones
Laurent Coq - Piano
Viktor Nyberg - Contrebasse
Donald Kontomanou - Batterie
Depuis plus de 20 ans, Julien Lourau, ce prodige du sax ténor et soprano fait évoluer son art vers des contrées inattendues avec les meilleurs jazzmens. Il y a eu la révélation avec le projet Groove Gang, Gambit, une référence en matière d’électro-jazz, Rumbarieta qui lorgnait vers Cuba, et beaucoup d’autres…
En 2008 naît le quartette Saïgon, composé de concert avec le pianiste Laurent Coq. Les deux têtes chercheuses s’adjoignent les services du new-yorkais Otis Brown III à la batterie et de Thomas Bramerie à la contrebasse. Avec cette formation, Lourau revient dans le giron du jazz classique, mais l’audace, l’instinct et bien sûr la virtuosité captent l’auditeur à chaque instant ! L'album éponyme "Quartet Saïgon" rencontre immédiatement un succès public et critique.
Si le batteur Donald Kontomanou a rejoint la formation assez tôt pour offrir au quartet la possibilité de se produire en Europe, c'est plus récemment que Thomas Bramerie, absorbé par son propre trio, laisse la contrebasse du quartet à Viktor Nyberg.
PRESSE :
Francis Marmande (Article paru dans le Monde le 09 sept 2017, chronique du concert au Sunside) :"C’est un quartet. Dans les aéroports, les gabelous interrogeaient règlementairement Paul Desmond, l’alto de Dave Brubeck, « Et alors, vous êtes combien dans votre quartet ? » Ici, au Sunside, ils sont quatre : de gauche à droite, Laurent Coq (piano), Julien Lourau (ténor et soprano sax), Viktor Nyberg (contrebasse), Donald Kontomanou (drums). Ils sont quatre, dans une salle pleine, en club (60, rue des Lombards, Paris-Châtelet). Jauge parfaite pour en juger. Musique sans hystérie, délicate, ouverte, grosse d’énergie placide, une musique qui laisse beaucoup d’espaces. A quoi ? A qui, plutôt ? A chaque instrumentiste, d’abord, au public, cependant. Public d’initiés, de curieux du jazz, de touristes, jeunes et anciens sans distinction d’état-civil ni de couleur de peau, rue des Lombards un soir de pluie. Paris, prévenait le philosophe Lucien de Samosate (né à Commagène, province de Syrie, en120), qu’on ne lit plus des masses, Paris est une ville d’Atlantique Nord. Le Guide du Routard devrait y insister. Ça éviterait des surprises. Mais votre « Saigon » Quartet (un album Naïve en 2009), s’agit-il de « jazz » ? Il faudrait commencer par se mettre d’accord sur le mot. Seul truc indubitable, c’est une musique très écrite qui ne peut être propulsée – ni « jouée », ni « interprétée », encore moins « exécutée » – que par des jazzmen. Pourquoi ? Parce que l’écriture anticipe sur ce qui la précèdera toujours, le jeu en club.
Un colosse placide
Les pièces du cru, élaborées ensemble par Lourau (stature hugolienne) et Coq (discrétion assurée), ou telle autre, de Wayne Shorter, fonctionnent comme des agencements, figures de géométrie dans l’espace, à fond de rythme, qui laissent toute place à l’improvisation.
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