Les laveuses

Limoges (Haute-Vienne) • Dimanche 17 septembre 2023, 14h30, 15h30, 16h30, 17h30
Les laveuses

Crédits : D.R.

Face aux terrasses des jardins de l’évêché, entre le pont Saint-Etienne et le Pont-Neuf, la rive du clos Sainte-Marie est bordée de pierres à laver et de blanchisseuses.
L’eau abonde, limpide et courante. Sur les rives de la Vienne, on fait la lessive pour toute la ville.
Depuis toujours, ce sont les femmes de la cité qui assurent le lavage des familles du château. Le lavage du linge est une véritable entreprise. Le linge sale est en général déposé dans un grenier où il sèche en attendant le moment où le ballot est suffisant pour justifier d’une lessive. On fait alors appel à une professionnelle, servante ou laveuse.
La laveuse doit être propriétaire ou locataire d’une grande pierre plate posée au bord de l’eau, limitant son emplacement. Elle s’agenouille dans un bachou, sorte de caisse en bois n’ayant que trois côtés, garni d’un rembourrage pour protéger ses genoux du contact rude et parfois humide du sol de la berge. Elle utilise un peiteu, battoir en bois, avec lequel elle frappe violemment le linge pour l’essorer et faire partir les dernières traces du “ lessi ”, l’eau de lavage.
La laveuse appelée vient prendre livraison à domicile du linge à laver. Elle fait garnir le cahier de lessive par la maîtresse de maison, car elle sait rarement lire et écrire, puis elle empaquette le linge, s’il y en a peu dans une grosse toile de jute, dont elle va nouer les bords. Plaçant les liens sur la tête, le poids sur le dos, elle rejoint son domicile. Si le volume est important, elle utilise une brouette. Pour travailler, elle protège sa robe par un tablier de grosse toile. Ses cheveux, qu’elle ne coupe pas selon la mode de l’époque, sont tenus par une pièce de tissu appelée cravate.
Sur le lieu de travail, le linge doit d’abord être mouillé pour le rendre souple. Il est donc trempé une première fois dans l’eau de la rivière et légèrement savonné sur les traces de crasse, puis il s’égoutte un tantinet sur un tréteau avant d’être transporté dans la “ bujadorio ” (buanderie).
Le rez-de-chaussée des maisons de laveuses est en général occupé par une seule pièce équipée pour le travail qui va suivre : dans le fond, sur un petit muret de brique abritant une cheminée basse, on a aménagé un fourneau sur lequel trône une chaudière que l’on garnit d’eau et que l’on fait chauffer. La laveuse range le linge humide dans une grande cuve, “ lo tino ”, et place sur le dessus un petit sac de toile rempli de cendres de bois. L’eau bouillante de la chaudière est versée dans cette cuve au moyen du “ panlou ”, sorte de casserole à grand manche de bois. Elle mouille alors le sac de cendres et le liquide se répand dans les linges. C’est le “ lessi ” dont l’action va chasser les impuretés. Elle retire alors le linge refroidi, et avec une brouette, on le ramène au bord de la Vienne pour le brasser dans l’eau courante.
En bords de Vienne, esplanade au dessus le mur d'escalade, rue de Babylone
GRATUIT

Mots-clés :
journées du patrimoine les laveuses bords de Vienne Eicola dau barbichet

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