Hommage à MOHAMMAD BAKRI : projection du film HAIFA de Rashid MASHARAWI

Genève • Mardi 3 février, 20h30
Hommage à MOHAMMAD BAKRI : projection du film HAIFA de Rashid MASHARAWI

Crédits : Eman/Hebron. Domaine public, via Wikimedia Commons / Distributeur

Hommage à MOHAMMAD BAKRI

Projection du film HAIFA

de Rashid MASHARAWI

Palestine · 1996 · 75’ | VostFR
Nabil, l’idiot du village, erre dans les ruelles du camp en criant «Haïfa, Acre, Jaffa!». Il nourrit l’espoir que les accords de paix d'Oslo lui permettront d’épouser sa cousine dans sa ville bien-aimée. Considéré comme le bouffon du camp, il est pourtant peut-être celui qui comprend le mieux ce qui se joue. Sur un vieux poste de télévision, les habitants regardent Arafat serrer la main de Rabin.
L’oncle Saïd, ancien policier – mais l’a t’il jamais été ? – attend aussi beaucoup de ces changements politiques. Et les autres ?
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Ce film sera suivi du court-métrage Khaled et Nema de Sohail Dahdal (2024, 18 min).
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Palestine, Fimer C'est Exister et le Spoutnik rendent hommage à Mohammed Bakri.
Le 25 décembre 2025, l'acteur et réalisateur palestinien Mohammed Bakri est décédé. Il nous a semblé essentiel de lui rendre hommage.
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Pendant plus de 40 ans, Mohammed Bakri a incarné la Palestine au théâtre et au cinéma.
Il est l’un des rares artistes palestiniens de 48 reconnu en Israël. Il est le premier Palestinien à étudier le théâtre dans une université israélienne (Tel-Aviv).
Il a tourné avec des cinéastes européens comme Costa-Gravas (Hanna K. 1983) et Saverio Costanzo (Private, 2004), avec des réalisateurs israéliens, dont Uri Barbash et Amos Gitaï. Et bien sûr avec des réalisateurs et réalisatrices palestinien.ne.s, comme Michel Khleifi avec qui il a tourné Le conte des trois diamants (1996) et Zindeeq (2009), Rashid Masharawi, dans Haïfa (1996) et L’anniversaire de Leila (2009), Annemarie Jacir dans "Wajib" (2017) et tout récemment avec Maha Haj dans "Upshot" (2024) et Cherien Dabis dans "Ce qu'il reste de nous" (2025).
Il s'est aussi lancé dans l'aventure de jeunes ou nouveaux cinéastes palestinine.ne.s, en jouant dans leurs premiers courts-métrages.
En 1998, M.Bakri a réalisé son premier film, "1948", un documentaire sur la Nakba. C’est aussi en documentariste qu’il entre dans le camp de Jénine en avril 2002 lors de l’incursion israélienne la plus meurtrière de la seconde Intifada. Son film "Jenin, Jenin" porte la parole brute des habitant.e.s du camp. « C’était mon choix ». En Israël, cela lui vaudra la censure de son film, la saisie des copies, des procès, et des insultes jusqu'en 2022, ainsi que des frais de justices très lourds.
Pourtant "Jenin, Jenin" continue d’être vu dans le monde entier.
Il a réalisé ensuite "Depuis que tu n’es plus là" (2005) et "Zahra" (2009). Et a continué de se produire dans des théâtres palestiniens en Israël avec "Al Moutashael", un seul-en-scène qu'il a créé en 1986 en arabe et en hébreu d'après le livre de son ami Emile Habibi "Les aventures extraordinaires de Saïd le peptimiste".
En 2010, la Berlinale honore Mohammed Bakri en lui décernant le prix de la Libre Parole.
En 2023, Israël s'acharne à nouveu contre Jénine. Bakri revient avec sa caméra retrouve des témoins de 2002 et leur pose la question : « qu'est ce qui a changé pour toi ? ». C’est "Janin, Jenin".
« La situation, ici, m’a malheureusement condamné à l’engagement politique dans mes choix professionnels ». M. Bakri
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Cet hommage est aussi pour nous la chance de (re)découvrir ses films sur grand écran et de mesurer la force, la justesse et l’actualité de son regard.
Nous vous proposons la projection de Haïfa, Private, Jénine, Jénine et Wajib, œuvres qui témoignent de la richesse et de la cohérence de son parcours, devant et derrière la caméra.

Mots-clés :
Palestine Cinéma Bakri Masharawi

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