Danse et théâtre
Dis-moi Dix mots
À travers le prisme de l’histoire des mémoires de l’esclavage colonial, dans le cadre inédit de la production, de la diffusion et de la réception des pratiques musicales, Valérie-Ann Edmond-Mariette nous propose de déchiffrer une partition de notre héritage musical, avec pour exemple Gérard La Viny.
Gérard La Viny (1933-2009), surnommé « l’ambassadeur de la biguine », était un compositeur et musicien guadeloupéen ; il a rencontré un franc succès à Paris entre les années 1950 et 1970. Il était l’un des référents en matière de musique antillaise de cette époque.
Des extraits musicaux ponctueront le propos de Mme Edmond-Mariette, tels que « Sucre », « Au bon temps des caravelles » et « Neg ni mauvais manier’ », trois de ses compositions datant des années 1950 et 1960. Si la première est instrumentale, les deux autres sont chantées par l’artiste.
Ces trois productions musicales véhiculent une vision convenue des Antilles et mettent en perspective l’existence d’une mémoire de l’esclavage qui est en fait colonisée.
Il s’agit essentiellement de penser la transmission, dans la culture musicale antillaise, d’une mémoire de l’esclavage colonisée, par le biais de chansons populaires et doudouistes.
Valérie-Ann Edmond-Mariette est doctorante à l'UA, sous la direction de Jean-Pierre SAINTON, au sein du laboratoire AIHP-GEODE. Son projet de thèse, intitulé "Mémoire de l'esclavage colonial, sociétés et musique aux Antilles françaises de 1956 à Kassav", se concentre sur l’histoire de la mémoire de l’esclavage à travers les pratiques cultuelles en Martinique et en Guadeloupe.
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