Sound in Vivo
Kaya Sasaki
Exposition du samedi 13 au dimanche 28 novembre 2021
ouverture samedi et dimanche
de 10h30 à 12h30 et de 15h00 à 18h00
entrée libre et gratuite
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Bernard BRILLET
Dada ! Un siècle déjà. Nous sommes en 1917, dans les rues de Berlin. Kurt Schwitters marche les yeux sur le pavé. Il se baisse. Il ramasse quelques déchets écrasés : tickets usagés, pubs déchirées, tout ce qui peut être rejeté et piétiné, rebuts de la société. Une fois collés, assemblés, recomposés avec d’autres matériaux et matières, il les expose. Naissent alors dans son atelier des oeuvres d’art d’un genre nouveau. Cette démarche va inspirer nombre de créations : citons les « Combine paintings » de Rauschenberg, les «décollages » de Vostell, le mouvement des « Nouveaux Réalistes » avec Arman, Hains, Villeglé, César, Spoerri, Niki de Saint-Phalle, Tinguely, Yves Klein … dans les années 60.
L’orientation artistique de Bernard Brillet procède de la sorte. Avec ses caractéristiques personnelles. Qu’il sorte de la maison pour aller chercher du pain, qu’il parte en voyage lointain (Japon, Pérou, Argentine …) qu’il randonne en excursion, Bernard Brillet collecte et ramasse au sol des débris écrasés de la vie urbaine, rurale, culturelle, sociale.
Ce qui lui tape à l’oeil, et fait fonctionner son esprit. Certes dans la perspective d’en faire une oeuvre. Bernard Brillet ajoute bel et bien, au sens propre de sa recherche quasi physique, un sens figuré, sensible, émotionnel, intellectuel : le résultat d’une quête visible dans l’oeuvre même exposée.
Les deux étapes sont indissociables et indispensables à la formation d’une création. Comme si l’exposition se donnait à voir comme un atlas ouvert que l’on feuillette et dont les pages numérotées, titrées, se lisent dans l’enfilade des tableaux accrochés aux cimaises. Car chacune des pièces constitutives de l’exposition, qu’elle soit abstraite, qu’elle soit figurative, est de fait adossée à un carnet de voyage. Soit un carnet de croquis, soit un carnet de lavis rehaussés d’aquarelles. Ce sont des épures élégantes dessinées à main levée, sur le motif et de grande dextérité. Elles définissent un lieu, un espace. Ces carnets de voyage existent en soi. Mais Ils ne sont pas forcément montrés. Car au final, l’intention - c’est à dire, pour l’auteur ce vers quoi tous les pas, les faits et les gestes effectués lors du trajet vont porter et diriger son mental - s’inscrit en dernière instance, dans l’exécution formelle d’un tableau mural. Lui seul est sensé restituer ou évoquer une ambiance, un climat, une histoire. Toujours un périple. Il s’agit du montage et de l’assemblage des objets trouvés en cours de route. Eux seuls nous donnent une clé d’interprétation et de compréhension, en organisant alentour un espace purement visuel, esthétique et plastique.
L’oeuvre accrochée et présentée au public agit comme un mémoire. Mémoire composé de multiples traces graphiques, où se trame l’espace d’un instant vu, et se reconstruit le registre d’un instant vécu. Autrement.
Saint-Malo le 7 décembre 2017.
Yann Pavie
Valérie DOUESSIN s’est lancée dans le modelage voici une dizaine d’années. Très rapidement, elle s’est aperçue que cette technique était un véritable exutoire. Elle s’est depuis spécialisée et travaille essentiellement les portraits et les animauxd, en s’attachant particulièrement à l’expression, au regard.
Kaya Sasaki
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Thibaut Derien
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Michael Hébert
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