Conférence « Déesses et sensualité » (17ème-18ème), cycle de conférences "Les mythologies"
Crédits : Francesco Albani dit l'Albane, « Cybèle et les saisons » © MUDAAC - Épinal, cliché Claude Philippot
Par Hélène Drutinus, historienne de l’art, chargée de cours à l’université de Paris X-Nanterre et à l’École du Louvre
Longtemps considérés comme des fables, les travaux de Mircea Eliade montrent que le mythe nous concerne personnellement : c’est une fiction qui nous révèle des choses sur la société qui la produit, et donc sur l’histoire et sur nous-mêmes. Celui-ci fournit des modèles de comportements, un sens au monde et une valeur à l’existence. Ainsi, le mythe n’est pas figé dans un temps ancien, mais possède une structure qui le fait exister en continu comme en témoigne sa persistance dans les collections beaux-arts du MUDAAC, de la Renaissance au 20ème siècle. Diane, Latone, Mercure, Cybèle, héroïnes antiques, gardent leur pertinence dans nos sociétés contemporaines.
Conférence « Déesses et sensualité » (17ème-18ème)
La mythologie n’est pas seulement une affaire d’hommes : Diane ou Vénus y occupent une place centrale, tant par leur force psychologique que par leurs actions. Toutefois, c’est surtout le prisme de la sensualité qui est requis dans le regard que l’histoire de l’art porte sur elles. C’est essentiellement leur corps qui est représenté, et leur beauté reste le nœud à partir duquel se forge leurs histoires. Du modèle classique à la sensibilité des Lumières, on se penchera sur la façon dont la mythologie nous parle des femmes et de leur place dans la société.
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