Visite guidée et concert à l'église Notre-Dame de Dijon

Dijon (Côte-d'Or) • Dimanche 18 septembre 2016, 15h15
Visite guidée et concert à l'église Notre-Dame de Dijon

Dimanche 18 septembre 2016:

15h15-16h15: visite guidée de l'église.

16h15-16h45: visite guidée de la chapelle.

17h: Concert "Chants à la Vierge du Moyen-Age à nos jours"

Madame Gaillard fera un commentaire sur la spécificité de cet édifice, dédié à la Vierge dès avant 1137, remarqué par Viollet-Le-Duc, et classé monument historique en 1840, et notamment sur sa statuaire, ses peintures murales, ses vitraux et la statue de la Vierge, qui vient de faire l'objet d'un examen au scanner avant restauration, et semble dater de 1075 environ.

La visite de la chapelle néo-gothique de l'Assomption, d'ordinaire fermée au public, révèlera le trésor de l'Assomption de Dubois, du dix-septième siècle, avec son autel en marbre blanc et porphyre rouge, et l'Assomption en bois et pierre de Tonnerre, mais aussi d'autres oeuvres d'art .

Un concert, dans la chapelle, de "chants à la Vierge du Moyen-Age à nos jours" par le choeur "Ici et Ailleurs" clôturera ces manifestations.

« Stella Maris »

Concert de musique sacrée interprété par l’Ensemble vocal « Voce Divina » de l’association musicale « Ici et Ailleurs », sous la direction artistique d’Alain Chobert. Le répertoire de ce concert puise ses sources dans les plus belles œuvres consacrées à la Vierge : du chant grégorien aux premières polyphonies médiévales, jusqu’aux compositions contemporaines.

L'église Notre-Dame

Dés les origines, c'est-à-dire dés avant 1137, et le grand incendie qui ravagea le ville, s'élevait à cet emplacement une chapelle dédiée à la Vierge et au marché. L'église actuelle, considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture gothique, a été construite entre 1220 et 1250 environ. Admirée par Viollet-le-Duc, elle fut classée dès 1840, a connu de multiples restaurations, et fait l'objet de nombreuses publications. Elle a toujours joué un rôle spécifique dans la cité. Le maire y prêtait serment, les archives de la ville y étaient déposées, c'est de l'une de ses tours que l'on sonnait le tocsin, et par deux fois, dans l'histoire, les dijonnais sont venus y prier la Vierge de Notre-Dame de Bon-Espoir, en 1513 et 1944. Les Ducs de Bourgogne y ont laissé leur empreinte, et d'abord le premier, Philippe le Hardi, qui fit placer sur son clocher, en 1383, une prise de guerre, l'horloge à automate du beffroi de Courtrai, le célèbre Jacquemard.

Sa façade ornée de fausses gargouilles, (ce sont des chimères), a été reconstituée entre 1884 et 1886, et sa destruction à la demande d'un usurier est une légende. La statuaire du porche, détruite à la Révolution, sera détaillée. Les peintures murales (et non les fresques) de l'église, qui datent toutes du XVéme siècle, méritent ne mention spéciale, et notamment le Calvaire attribué à Guillaume Spicre, dans le bras nord du transept. Elles ne constituent que des restes, car l'église entière était peinte, comme en témoigne un tableau, intitulé "La Présentation au Temple", de Jean de Maisoncelle, qui se trouve au Musée des Beaux-Arts de Dijon.

Les vitraux contemporains de l'église et les plus emblématiques de Didron, seront commentés particulièrement, ainsi que la statue de la Vierge de Notre-Dame de Bon-Expoir, qui vient d'être examinée au scanner et restaurée.

Enfin, la visite de l'église se terminera avec le commentaire de la Tapisserie de Dom Robert, tissée en 1946, à la Manufacture des Gobelins, car c'était une commande de l'Etat.

La chapelle de l'Assomption

Edifice néo-gothique, bâti en 1878, soit douze ans après la destruction, sous le Second Empire, d'une maison gothique, cette chapelle, a été incrite en partie à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2002. D'abord dédiée aux Oeuvres, elle emprunte son nom à un chef d'oeuvre qu'elle abrite, l'Assomption de Dubois, célèbre sculpteur du dix-septième siècle. De style Jésuite, cette oeuvre comporte un autel en marbre blanc et porphyre rouge de 1684, et l'Assomption proprement dite en pierre de Tonnerre et bois, achevée seulement, dix ans après, en 1694, peu avant la mort de l'artiste. Elle était destinée au choeur de l'église Notre-Dame, où elle resta jusqu'à l'époque de la restauration de l'édifice au dix-neuvième. D'abord enlevée pour la protéger, elle n'y fut jamais replacée, car on lui sustitua le maître-autel néo-gothique actuel.

D'autres oeuvres sont déposées, dans cette chapelle, transformée en une sorte de petit musée d'art sacré, parce qu'elles ne correspondaient plus au goût du jour. On citera un bas-relief de Dubois, sur le thème de l'Invention de la Sainte-Croix, une vasque des Fonts baptismaux en marbre du dix-huitième siècle, ou un banc d'oeuvre néo-gothique de 1912, scultpé par Shanoski. On signalera aussi les vitraux, dont certains ont été posés d'abord dans le choeur de Notre-Dame, de 1804 à 1874, après la destruction de la Sainte-Chapelle en 1802, avant d'être reposés dans le transept et à l'entrée de la chapelle. Et enfin des tableaux du peintre Gabriel Revel, disciple de Charles le Brun, membre de l'Académie de peinture qui travailla au plafond de la Galerie des Glaces.

© Benh LIEU SONG

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