Expositions : Jay DeFeo / Rebecca Warren / Matthew Lutz-Kinoy / Pierre Keller
Crédits : Jay DeFeo "The Ripple Effect", 2018 © André Morin pour Le Consortium
JAY DEFEO "The Ripple Effect"
Featuring: Trisha Donnelly, Sam Falls, Rachel Harrison, Wyatt Kahn, Ron Nagle, Gay Outlaw, Tobias Pils, R. H. Quaytman, Ugo Rondinone, Bosco Sodi, Oscar TuazonJay DeFeo était une figure centrale de la célèbre communauté Beat de San Francisco. Elle grandit dans la région de la baie de San Francisco, reçut sa formation artistique à Berkeley et fut diplômée des beaux-arts en 1951. À cette occasion, l’université lui alloua une bourse qu’elle utilisa pour voyager en Europe et en Afrique du Nord entre 1951 et 1952. Elle séjourna à Paris et à Florence, où elle créa son premier ensemble d’oeuvres de maturité. À son retour aux Etats-Unis en 1953, Jay DeFeo devint une figure célébrée au sein de la célèbre communauté d’artistes, de poètes et de musiciens de jazz de San Francisco. Elle travailla avec des matériaux non conventionnels pour explorer la sculpture, le dessin, le collage et la peinture dans leurs définitions les plus larges. En 1958, elle commença à travailler sur ce qui, selon elle, était « une idée qui comportait un centre » ; près de huit ans plus tard, en 1966, elle acheva "The Rose", une œuvre monumentale créée avec tant de peinture à l’huile que l’artiste la qualifia de « mariage entre peinture et sculpture ». Jay DeFeo est née en 1929 à Hanover, New Hampshire, Etats-Unis et décédée en 1989 à Oakland, CA.
REBECCA WARREN "Tout Ce Que Le Ciel Permet"
« Tout Ce Que Le Ciel Permet » est la traduction de « All That Heaven Allows », au sens propre comme au sens figuré. Rebecca Warren a d’abord pensé l’exposition pour la Tate St Ives en Angleterre. Un dernier pan de terre avant la mer qui évoque selon ses mots, et comme le film de Douglas Sirk dont elle a emprunté le titre, « la liberté et la limitation ». En passant à l’est et dans les terres, l’exposition recompose un ensemble d’œuvres qui racontent comment Rebecca Warren associe l’histoire de la sculpture à la sienne, la tradition au quotidien, le sérieux à la frivolité, la maîtrise au déséquilibre. Warren se joue avec virtuosité des codes de la sculpture. À l’aide de pompons, de couleurs acidulées et de formes à la fois grotesques et sensuelles, elle hybride ses grands bronzes d’une féminité corrosive. Avec l’argile crue, elle en contredit aussi la permanence. Des structures en métal qui empruntent au minimalisme et des vitrines où le néon et des petits éléments du quotidien s’agencent en autoportraits mettent sa propre virtuosité à distance, comme pour introduire du récit dans l’expérience de l’exposition. Rebecca Warren trouve toujours le moyen d’intégrer à son oeuvre tout ce qui l’intéresse et l’amuse, générant ainsi un peuple d’objets qui dans un même mouvement virevoltent et s’enlisent.
MATTHEW LUTZ-KINOY "Southern Garden of the Château Bellevue"
Quand on regarde Matthew Lutz-Kinoy réaliser ses grandes peintures qui figurent (parfois) des personnages mythologiques, c’est un peu comme si cela coulait de source. C’est rapide. Il sait exactement ce qu’il fait et où il va. Pourtant il refuse délibérément de s’enfermer dans un médium. Non par réaction, mais simplement parce que sa curiosité est panoramique. Il aborde constamment de nouveaux territoires. Pour son exposition au Consortium, il présente une série de peintures monumentales en regard avec ses sculptures en céramique.
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