Présentation de la revue #7 de l'école
Présentation de la revue #7 de l'école
**ce jeudi 14 mars à 19h **
à Archilib à Paris.
En présences de Vincent Gassin et Goulven Jaffrès
EXERCICE(S) D’ARCHITECTURE #7
DOSSIER : DÉTOURNEMENT ET ARCHITECTURE
ACTUALITÉS DE LA RECHERCHE
PRATIQUES PÉDAGOGIQUES
La revue Exercice(s) d’architecture est un support de diffusion de la culture architecturale et urbaine, et a pour vocation de réunir étudiants, enseignants, chercheurs et praticiens de l’architecture. Par la présentation de projets et travaux d’étudiants, Exercice(s) d’architecture souhaite favoriser la compréhension des pratiques pédagogiques d’une école d’architecture. Depuis les 2 dernières éditions, une rubrique est consacrée à l’actualité de la Recherche, avec le labo GRIEF (EA7465).
Depuis 2007, l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Bretagne se lance dans la publication avec le numéro 0 d’Exercice(s) d’architecture qui s’est attaché à ouvrir les portes des ateliers d’architecture pour montrer la diversité des thématiques abordées.
En 2009, la revue présente la pratique pédagogique, les travaux d’étudiants, les diplômes et intègre un dossier spécial : « L’écologie dans l’architecture contemporaine ».
En 2010, le dossier spécial a porté sur « la confrontation au réel » ; en 2010, « Le Décoratif » ; en 2012, « L’appropriation ».
En 2013, carte blanche est confiée à un enseignant de l’école François Seigneur, qui a proposé un numéro objet/collector.
Pour revenir 4 ans après, en 2017 avec le thème du « Dessin d’architecture ».
Ce septième numéro consacre un dossier thématique au détournement dans l’architecture.
Le détournement y est exploré sous différentes coutures : détournement d’objets, de matériaux ou de lieux mais aussi, moins classiquement, détournement d’idées ou de temps… en architecture.
Au-delà du recyclage, de la réutilisation, du réemploi et tous les mots en « re-», le détournement vient apporter une forme d’émotion et de surprise.
Comment imaginer alors le détournement en architecture ? On peut penser « détourner une architecture », mais plus difficilement « penser une architecture à détourner ».
DÉTOURNEMENT… ET ARCHITECTURE !
Le préfixe aurait suffi : une somme de séparation et d'éloignement[1]. Le mot détournement dans ses expressions incorpore les yeux, le regard, la tête, les mineurs, les fonds, les avions, mais ne les aborde pas, ne les distingue pas. Il n'en est pas l'initiateur. Ce qui tourne est déjà en vol, fonctionne comme un routage tout fait, engagé. Faut-il le quitter ?
Il y aurait comme un empêchement à rester sur ces rails-là. Changer de direction permet de déborder tout en fixant le chemin, se tenir et sentir stable en se portant sur les bords. Cela ne détermine pas de lâcher l'allée centrale, mais d'élargir son champ, d'établir un pas de côté. La direction de mon bras peut me déplacer au loin sans que je ne bouge moi-même. L'ubiquité nous touche-t-elle ?
[1] Alain Rey (sous la direction de) Dictionnaire historique de la langue française, Paris, Le Robert, 1998, p.1000.
Détournement et architecture