Visite d'un domaine viticole en culture biologique et viti-foresterie
Sortie coorganisée par Île-de-France Nature
Crédits : © Marion Bataillard
Pour l’exposition inaugurale de cette saison intitulée « donner à voir le temps », l’artiste Marion Bataillard nous embarque dans des jeux de faux-semblants, de déjà-vu ou encore de similitudes, où rien n’est tout à fait sûr. Les peintures de Marion Bataillard s’installent dans le Centre d’art de façon presque in situ, en référence à la peinture d’église, mais sans le sujet religieux. Pour autant le spirituel ne disparaît pas totalement et s’entremêle à la vie ordinaire, au trivial, à la nature, au vivant, à l’humain. L’art de Marion Bataillard se joue des codes de la représentation avec une étrange malice. Ainsi sa peinture peut selon, nous fasciner, nous gêner, nous déranger, nous prendre au piège de nos propres limites. Les images de cette jeune peintre ne laissent indifférents ni les visiteurs, ni le lieu et son projet s’inscrit au Centre d’art Les Eglises comme dans une étrange mise en abîme camouflée d’un retour en grâce déconsacré. Si le simulacre fonctionne et s’amplifie, le dialogue entre l’architecture et l’histoire de l’art résonne à travers le Centre d’art. En écho, les thèmes picturaux référants se trouvent comme remis à leur place : la cène, une mater dolorosa, une descente de croix, ou même un diptyque de paysages qui aurait pu constituer les panneaux d’un retable. Ces résurgences iconographiques apparaissent comme des chausse-pieds sur lesquels nos regards sont invités à glisser. Car si l’intelligibilité d’une œuvre réside dans son contexte de perception, le travail de Marion Bataillard nous plonge en plein équivoque. Rien n’est à prendre au premier degré, jusqu’au Centre d’art lui-même qui devient un réceptacle in-vivo plus réel que nature. Par effet miroir nous devenons malgré nous les créatures qui peuplent le tableau : celui de notre époque. Marion Bataillard réussit à trouver un équilibre entre montrer la crudité du monde, sans trop la révéler, sans tomber en disgrâce. Dans cette exposition le quotidien et le banal s’exposent et ce qui nous entoure devient le sujet. Plus qu’une adhésion à ce que l’on voit, le tableau sollicite notre capacité à percevoir. Cette immersion nous prédispose à quitter le lieu du point de vue pour chercher à saisir l’infinité. Ainsi ces « paysages » deviennent des lieux d’expériences et de réflexion qui nous renvoient d’où nous sommes.
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