GORGÉE D'EAU

Cambieure (Aude) • Jeudi 27 février, 18h30
GORGÉE D'EAU

Crédits : Tuong-Vi Nguyen - La Colline © Lisa Surault - Le Grand T

L’adolescence est un âge en demi-teinte, entre angoisse de l’avenir et désir d’émancipation. Avec Gorgée d’eau, Penda Diouf sonde ces ambivalences à travers un huis clos entre une mère et sa fille, dans un monde en proie aux cataclysmes. Une collégienne et sa mère regardent tomber une pluie d’oiseaux morts : de quelle catastrophe celle-ci est-elle le signe ? Entre les deux femmes, la parole se libère : les ambiguïtés de leur relation fusionnelle, les rumeurs qui lézardent les murs du collège comme la sècheresse strie la terre, l’envie de liberté de la jeune fille, que sa mère soigne comme son bonsaï. Au fil de leur tête-à-tête, leur univers devient de plus en plus menaçant et fantastique. À travers ce texte mis en scène par Maëlle Dequiedt, Penda Diouf sonde les désordres intimes à l’aune de celles et ceux qui touchent notre planète. Avec en tête, cette citation de Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et c’est dans ce clair-obscur que surgissent les monstres ».
Que raconte la pièce Gorgée d’eau et comment est-elle née ? Penda Diouf – Il s’agit d’un récit sur l’émancipation d’une adolescente, sur la traversée de cette période propice à la prise d’indépendance. Le spectateur découvre l’histoire d’une collégienne et de son rapport fusionnel avec sa mère. Au fil de l’intrigue se dessine la prise de conscience par cette jeune fille de la toxicité de cette relation filiale à laquelle elle tente d’échapper. La pièce porte un regard sur cette période si particulière pendant laquelle nous découvrons les défauts de nos parents, observons leur façon d’interagir avec nous et comprenons ce qui peut nous mettre à l’aise. En parallèle de cette relation mère-enfant, j’ai souhaité intégrer une réflexion sur l’écologie. Durant l’été 2021, j’ai été bouleversée par le rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et cela a beaucoup influencé mon processus d’écriture. J’ai alors pris conscience que la nature pouvait devenir un troisième personnage en tant que tel. Cette volonté de parler d’environnement fait écho à la politisation de la génération actuelle, les jeunes se sentent concernés par l’état du monde. Il était primordial d’aborder cette question avec eux, et d’affirmer que le théâtre est aussi en prise avec la société dans laquelle ils évoluent. Ainsi, tout le récit se déroule durant une période de grande sécheresse.

Texte : Penda Diouf

Mise en scène : Maëlle Dequiedt

Avec Khadija Kouyaté et Nanténé Traoré

Production : La Colline - théâtre national

Production déléguée : La Phenomena, Hanna Mauvieux

Mots-clés :
théâtre spectacle étudiant université

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