Au Sommet - Complicité Acrobatique
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Historique du domaine des Tourelles (fief d’Artois), d’après la monographie de l’instituteur de Boissy-sous-Saint-Yon, rédigée en 1899 (Archives départementales) En 1584, François de Balzac d’Entragues acquiert la seigneurie de Boissy. Sa fille Marie- Charlotte, sœur de la maîtresse d’Henri IV, Henriette de Balzac d’Entragues, l’agrandit. La seigneurie compte alors une ferme, une métairie, un grand corps d’hôtel, le tout assorti de terres, bois, vignes et prés. Marie-Charlotte continue de l’agrandir, obtient le droit de bâtir une chapelle et un pigeonnier et entreprend la construction d’une demeure (« sur le modèle du Luxembourg, mais en plus petit »), qui ne sera jamais achevée.
Elle fait donation en 1656 du domaine à l’hôtel-Dieu de Paris. Celui-ci est ensuite revendu à Guillaume de Lamoignon, qui en devient propriétaire en 1659. Revendu à Nicolas de Montauzan en 1681, le domaine érigé en fief le 30 juillet 1681 prend le nom de fief d’Artois (surnommé dans la monographie de l’instituteur « la seigneurie »), tiré de celui de Madame de Montauzan, née Louise d’Artois. À la mort de Nicolas de Montauzan, ses deux fils Nicolas de Montauzan, marchand de bois à Paris, et Pierre de Montauzan, bourgeois de Paris, héritent du fief d’Artois, en indivision. Suite à des difficultés financières de Nicolas de Montauzan, le domaine est divisé sur demande du prince de Condé. Le domaine des Tourelles revient alors à Pierre de Montauzan. À sa mort, en 1753, celui-ci le lègue à son cousin germain, Jean Lemée, procureur au Châtelet de Paris.
Jean Lemée en fait ensuite don à son filleul et neveu, Monsieur Charles Jean Cormier, procureur au Châtelet de Paris. Celui-ci en prend possession à la mort de M. Lemée, en 1761. À la mort de Monsieur Cormier, en 1802 (an X) la propriété est vendue par ses sœurs et héritières à M. Jean-Baptiste Mesnard, notaire à Paris. Son épouse, Mme Adélaïde Chavet, en hérite à sa mort, et le transmet en 1857 à sa fille Mme Amélie Mesnard, épouse de M. Jules Eugène Hardouin, conseiller à la Cour de Cassation, Chevalier de la légion d’Honneur. Au décès de Mme Hardouin, en 1888, le domaine est transmit à son fils, M. Jules Hardouin, Conseiller à la Cour d’Appel, Chevalier de la légion d’Honneur.
Au début du XXe siècle, le domaine est divisé. Un des deux pavillons, abritant une exploitation agricole, est vendu. Il est aujourd’hui encore une ferme biologique. Le reste du domaine reste dans la même famille jusqu’en 2015, date à laquelle nous devenons propriétaires.
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