Itinéraire XXe siècle dans Battant

Besançon (Doubs) • Samedi 15 octobre 2022, 14h00
Itinéraire XXe siècle dans Battant

Crédits : Chloé Vichard

Itinéraire XXe siècle dans Battant

Visite guidée dans le quartier Battant avec Nicolas Boffy, chargé de médiation et guide agréé. Une proposition de Besançon Ville et Pays d'Art et d'Histoire

Secteur sauvegardé depuis 1964, Battant a bénéficié d’un important plan d’urbanisme qui l’a entièrement réhabilité. Le quartier Battant abrite quelques bâtiments modernes intégrés astucieusement au bâti ancien.

Sur la rive droite du Doubs, le quartier Battant est populaire, artisanal et vigneron du Moyen Âge au XXe siècle. Longtemps tenu en marge des aménagements urbains modernes, son insalubrité inquiète les pouvoirs publics qui envisagent la reconstruction totale dans la première moitié du XXe siècle. Grâce à la création du Secteur sauvegardé* Battant en 1964, il échappe à sa démolition. À partir de 1975, avec l’aide de l’Anah*, les édiles engagent des travaux d’assainissement qui respectent le caractère architectural et l’histoire bousbottes* tout en maintenant une population aux revenus modestes sur place.

Dans les années 1980-90, la Ville fait l’acquisition à Battant de plusieurs maisons insalubres (absence de fondations, pièces borgnes, humidité, etc.) dans le but de les démolir. De simples reconstructions s’ensuivent, souvent associées à de discrets parkings tels qu’au 4-8 rue de Vignier (Philippe Lambolley, 1990) et au 2 rue d’Arènes (Lhomme-Nectoux, 1992). Rues et trajes* sont parfois modifiées voire supprimés, comme la rue du Séchal, interrompue par la résidence « le Marulaz » et la rue de l’Égalité, derrière l’église de la Madeleine.

Quand des requalifications urbaines s’imposent, la Ville cherche à conserver au maximum les structures bâties anciennes. Si les immeubles ont des structures saines, ils sont réhabilités comme au 3-7 rue de l’École. Dans le cas contraire, la façade primitive dissimule une nouvelle construction à l’image du 34-36 rue d’Arènes. Si cette pratique de façadisme* n’est pas possible, seules quelques pierres sont réintégrées en devanture, à l’exemple du 7 rue Thiémanté (François Haton, 1994). Pour cette dernière, l’architecte fait usage de bois et ajoute un léger encorbellement pour l’harmoniser à la maison à pans de bois adjacente. Même lorsque les choix sont plus radicaux (2 rue d’Arènes), les dimensions et le groupement des fenêtres évoquent les typologies du XVIIIe siècle.

Visite en écho au dépliant-guide D'une rive à l'autre, troisième volet des Itinéraires, réalisé par la Maison de l’Architecture de Franche-Comté avec Besançon Ville d’Art et d’Histoire, en partenariat avec Renaissance du Vieux Besançon et avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles Bourgogne Franche-Comté, du Conseil de l’Ordre des architectes Bourgogne Franche-Comté et de Formagraph Design.
Rédaction : Nicolas Boffy et Marie Rolland | Illustrations : Chloé Vichard
Graphisme : Pascaline Minella | Impression : L’imprimeur Simon, 2022
Disponible gratuitement à l'Office du Toursime et des Congrès de Grand Besançon Métropole et à la Maison de l'Architecture de Franche-Comté

Mots-clés :
visite bâti ancien réhabiliation battant besançon patrimoine contemporain

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