Fête des possibles
Une journée pour nourrir les possibles
Je m’étais promis, toute petite, que je ne « m’habituerais »
jamais. Il s’agissait alors de s’habituer à un nouveau pays,
un nouveau climat, une nouvelle vie. Je ne voulais pas. Je
cherchais à garder la lumière du pays laissé derrière nous
et la vie qui allait avec. Au moins en moi, au plus profond
de moi, je savais que je pouvais.
Avec les mots.
Un seul mot pouvait drainer avec lui tout un monde.
Voilà comment Jeanne Benameur dépeint sa nécessité
d’écrire.
C’est encore bien le cas dans L’exil n’a pas d’ombre.
On y voit et entend une femme et puis un homme. Ils
marchent l’un derrière l’autre. Ils ont quitté leur village.
L’exil de la femme est celui de toutes les femmes qui
tentent d’aller dans le monde vers la liberté, à travers la
lecture et l’écriture… Quant à l’homme, son univers est
celui des signes du ciel, du vent, des herbes, des traces
d’animaux. L’homme et la femme ne se rejoindront que
devant la mer.
Au-delà des frontières, les Dirliramateurs, de façon
chorale, prendront un doux plaisir de présenter et partager
cette marche et quête pas seulement poétiques.
Christian Sterne avec la complicité de Bruno Doucey
Une journée pour nourrir les possibles
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