Auberge Bagatelle Avignon
Auberge de jeunes / salles de réunion, E.R.P. avec hébergement : R1 / L4 - PV Commission de Sécur...
Crédits : Cie In Cauda
Le pays où l’on n’arrive jamais D’André Dhôtel (prix Femina 1955) Adaptation théâtrale de Godefroy Ségal
Le spectacle
Ceci est notre second travail sur le Pays. Nous l’avons créé en 2017, l’avons aimé et porté. Mais ce roman qui nous habite depuis l’enfance, nous l’avions aussi pensé autrement. Deux visions initiales que nous avons la chance d’avoir pu mener. Il s’agit ici de sa forme la plus narrative, la plus proche du roman de Dhôtel. Celle la plus sensible. Pour André Dhôtel, le monde est un spectacle, que l’on ne regarde pas assez. Et le théâtre n’invente pas un monde, mais nous fait découvrir, nous éveille à celui qui est. C’est ce jeu entre un révélateur et « ce qui est » qui nous intéresse. Cette notion est contenue dans le titre même du roman. Chez Dhôtel, les sens, c’est à dire, la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat sont primordiaux. Ils sont les moteurs réels de toute action, par le biais de l’imagination. Comme chez Carroll, la richesse de l’homme tient en ces vibrations que lui font naître ce qui l’entoure. Pas lui. Pas l’extérieur. Mais la rencontre des deux. Faut-il encore que l’homme prenne le temps, regarde, écoute, sente et touche. Ce spectacle, la façon dont nous le pensons, doit agir comme cela. Des choses simples, une comédienne et un texte. De la même manière que Dhôtel éclaire les mots simples différemment, leur révélant mille nouvelles facettes, la narratrice, sa voix et son corps vont explorer des façons ludiques d’exprimer le monde. Le texte de Dhôtel est puissant, et l’aventure qu’il développe prend et entraîne les lecteurs de manière irrésistible. Aussi, nous allons lui faire grandement confiance. Nathalie Hanrion, 17 personnages à camper, à raconter, à l’aide du verbe, d’un corps et de fantômes créés. Mais Le Pays où l’on n’arrive jamais, c’est aussi des espaces à raconter. Ils sont aussi des personnages principaux. L’enjeu ensuite est de dévoiler le monde entier sur une scène. L’art de l’illusion théâtrale aidant, nous avons dû aller puiser en lui toutes ses vieilles ficelles, à la manière des forains. Créer l’étincelle pour que ce soit le spectateur qui fasse le chemin. C’est pourquoi nous utilisons des numéros de claquettes, acrobaties aériennes, automates et lanternes magiques.
Le pays ..?
Quand on découvre ce roman, on a l’impression d’entrer dans un monde, un univers qui ne ressemble à rien d’autre. Des arbres, des fougères, des canaux, des lacs, des champs, des routes, des monts et vallées, des levés de soleil, des nuits étoilées... Rien de particulier pourtant. Mais Dhôtel nous raconte cela comme personne, et voilà que tout ça devient comme rien d’autre au monde. On ne regarde plus aucun arbre comme avant après avoir lu Dhôtel. On ne caresse plus aucune fougère comme avant après avoir lu Dhôtel. Ce n’est pas la force d’un grand écrivain. C’est la puissance d’un très grand. Et bien sûr, à bien y regarder, il y a du Alice dans le Pays, un lapin blanc ne devient-il pas, d’une certaine façon un cheval pie ? Il y a du Peter Pan aussi ! Cette recherche de Pays soit disant imaginaire... Oui ! Il y a tout ça. Mais loin d’être une copie, cette oeuvre s’élève au niveau de ces dernières. Ce ne sont pas les thèmes qui frappent leur rapprochement. Mais bien celle d’une puissance littéraire qui nous ébranle au plus profond de nous même. Et comme pour ces oeuvres, il n’y a plus d’âge qui compte ! Pour les enfants ? Oui ! Possible ! Pour les grands ? Indispensable ! Dirions-nous ! L’histoire ? Un jeune garçon, Gaspard, élevé par sa tante, propriétaire de l’hôtel de Lominval, petit village ardennais (Les parents de Gaspard sont des forains, vendeurs de cravates – cartomanciens... en fait on ne sait pas trop, et Mlle Berlicaut, la tante, avait décrété que pour l’éducation de Gaspard, ce dernier devait grandir dans un « bon foyer » et loin des turpitudes sociales de ses parents) fait la rencontre d’un cheval sauvage dans la forêt, ainsi que d’un jeune garçon, Drapeur, fugueur que recherchent les gendarmes, et qui cherche, soi-disant, son pays... Voilà comment Gaspard va être entrainé dans un tourbillon d’aventures qui le mènera bien loin de Lominval, entrainé par le cheval, et sur les pas de Drapeur et de son grand pays... Un pays où poussent des chênes et des palmiers, ou la mer vient caresser une lourde terre noire... Bref, un pays qui est impossible ! De rencontres en rencontres avec des personnages bien originaux, inquiétants, amicaux ou dangereux, les deux adolescents trouveront en fait ce grand pays... La jeune fille Drapeur retrouve sa mère, Jenny, que la guerre (39-45) avait séparé de son enfant. Jenny, comme les parents de Gaspard, sont en fait des comédiens ambulants, qui se connaissent, et qui repartent, à la fin, avec leurs enfants, arpenter ce grand pays, celui de tout nomade, de tout itinérant, la terre entière.
L’équipe
Mise en Scène, scénographie et adaptation : Godefroy Ségal
Comédienne : Nathalie Hanrion
Peinture : Jean-Michel Hannecart
Musique : Oskar Schuster
Son : Samuel Abraham
Lumière : Luc Khiari
Designer Vidéo : Sébastien Sidaner
Animations, Assistant Scénographie : Jules de Guibert
Designer Robotique : Bastien Mairet
Chorégraphie : Victor Cuno
Assistante Scénographie : Ilayda Elis
Costume : Séverine Thiebault
Auberge de jeunes / salles de réunion, E.R.P. avec hébergement : R1 / L4 - PV Commission de Sécur...
Lorsqu’un grand père et son petit filé se rencontre réellement, tout y passe….l’amour, l’argent, ...
Concert mis en espace autour des Sept Papillons pour violoncelle solo de Kaija Saariaho,+ improv...
De l'écrivain au justicier, découvrez les coulisses d'un séisme historique aux résonances troubla...
Mordez à l'âme son
Succès du Festival d'Avignon 2025 : une exploration érudite et pleine d'humour de la grande histo...