Les Jeudis du CFLC
Présentation des formations proposées au CFLC
KOLB Katharina - Chercheuse indépendante, Docteure en histoire/histoire de l’art, Membre de la Société d’Histoire et d’épistémologie des Sciences de la vie
Au XVIe siècle naissent des sous-disciplines dans le domaine de la zoologie, dont l’ichtyologie, bien que le terme ne soit pas encore employé. L’étude des piscibus offre au lecteur averti en latin, comme à un public plus large en langue vernaculaire, un vaste aperçu de la faune des eaux douces et marines. Ce sont surtout les introductions de ces monographies qui retiennent notre attention. Rédigées par des médecins et hommes de science, notamment par Guillaume Rondelet et Pierre Belon, elles préparent le lecteur à explorer le monde des eaux, considéré comme essentiel à toute vie, bien que l’eau n’y soit pas représentée. Dans le domaine des arts plastiques, notamment dans les livres emblématiques, tel que l’ouvrage d’André Alciat, se développe parallèlement une iconographie symbolique où l’eau prend forme à travers des animaux aquatiques. Le naturalisme de la Renaissance n’intègre pas encore le concept de la matière de l’eau. La figuration de l’élément héraclitéen est surtout incarnée par une faune renvoyant à la création divine, même hors de tout contexte biblique.
LE BRAZIDEC Marie-Laure - Chercheure associée aux UMR 5140 (ASM, Montpellier) et 5608 (TRACES, Toulouse), Membre titulaire de la Société française de Numismatique, Membre de la Société d’Études numismatiques et archéologiques, Membre correspondant de la Société académique de l’Aube, Vice-présidente des Amis des Romaines
SCHMITT Laurent - Chercheur indépendant, Membre titulaire et secrétaire-adjoint de la Société française de Numismatique, Président d’honneur de la Société d’Études numismatiques et archéologiques, Président des Amis des Romaines, Membre de l’Association des Études grecques, Membre de l’Association Guillaume Budé
« L’Égypte est un don du Nil ». Dans l’Antiquité, le Nil était le plus long fleuve du monde habité dont on ignorait jusqu’aux sources. Les monnaies, grâce à leur richesse iconographique, sont une invitation à en appréhender tout le symbolisme. Avec les exemplaires des ateliers de Rome et d’Alexandrie, nous découvrons deux visages d’une même entité personnifiée avec une perception et une sensibilité différentes, mais complémentaires. Devenu un thème à part entière du monnayage sous les Antonins, le Nil est alors un miroir du Tibre. Sa personnification transcendée par l’art des graveurs permet d’en apprécier toutes les variations, des Julio-Claudiens aux Sévères. La monnaie impériale ou provinciale nous en laisse percevoir toutes les subtilités et même sans légende, d’en permettre l’identification et la reconnaissance. À partir d’exemples choisis parmi les monnaies frappées à Rome et à Alexandrie, la communication s’attachera à en restituer toute l’évolution.
LOCKHART Olivia - Chargée de recherche, Coordinatrice programme amàRéno, École nationale supérieure d'architecture de Lyon, laboratoire EVS-LAURe (UMR 5600)
Il y a quelques années, le Cárcamo de Dolores était vidé pour démarrer des travaux nécessaires à son entretien. Terminé en 1951, ce réservoir d’eau situé à l’Ouest de la ville de Mexico, point de chute des infrastructures d’approvisionnement de la ville, avait été entièrement peint par l’artiste Diego Rivera. Prolongeant la volonté du mouvement muraliste mexicain d’éducation de la population à travers la peinture, l’artiste y montre l’eau comme élément central à notre histoire et nos vies quotidiennes, représentant cote à cote croyances populaires (Tláloc, dieu de la pluie dans la mythologie náhuatl), connaissances scientifiques, usages contemporains de l’eau (hygiène, agriculture, sport) et infrastructures du 20ème siècle. Aujourd’hui, dans un contexte de crises climatiques et sociales où deviennent récurrents sécheresses et inondations mais aussi privatisations et pollution de cours d’eau, redécouvrir cette oeuvre nous aide à repenser notre sensibilité à cet élément -toujours disponible et pourtant très peu visible- et questionner nos usages de l’eau et les équipements collectifs (comme les réservoirs), sensés les garantir.
PLOUVIER Martine - Société historique de Haute-Picardie, Centre d’études et de recherches prémontrées, Amis du CTHS
Il s’agit de présenter, essentiellement sous l’Ancien Régime, les récipients domestiques picards, en argent, les uns servant au service de l’eau et des boissons (pots à eau, pichets, cafetières, chocolatières, théières et fontaines à eau), les autres utilisés pour leur consommation (coupes, gobelets, timbales et tasses), sans oublier ceux employés pour la toilette (bassins et aiguières) et pour la décoration (vases). Les récipients à usage religieux à l’occasion du culte catholique ont surtout été utilisés pour le rituel du baptême et du lavabo. Les fontes révolutionnaires les ont presque tous fait disparaître.
Présentation des formations proposées au CFLC
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En partenariat avec le CRR 93 Jack Ralite - Aubervilliers