Auberge de Jeunesse HI
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Pour la première fois, sont exposées les photographies que Graziano Arici a prises, pendant plusieurs décennies, sur les fouilles archéologiques de Venise et sa lagune. Une documentation à fleur d’eau, dans le ventre de la lagune.
Les Sirènes inconnues des lagunes sont des divinités féroces qui détestent les chemins établis, les traces évidentes, les noms, les siècles, les empires, les villes. Le trophée de leurs prouesses de chasse est déposé dans les crânes, dans les os des cerfs, dans la barbarie des choses traînées sous l’eau. C’est là que grandit le ventre de la lagune, et dans ce ventre il y a un mélange dans lequel jusqu’à présent il semble impossible de pouvoir découvrir le « monument », de trouver le chef-d’œuvre séduisant. pour saisir la beauté d’une magnificence en marbre ou en bronze. C’est comme si tout avait été saccagé par les Sirènes des lagunes, gardiennes invisibles de ce ventre dans lequel elles-mêmes jettent continuellement des carcasses et des épaves de toutes sortes, des choses brisées par leurs mâchoires. (…)
Après des études de sociologie, Graziano Arici s’est tourné vers la photographie, se spécialisant dans le domaine du théâtre, du portrait et de la culture. Il a longtemps été le photographe attitré de la Fenice, du palazzo Grassi, du monde de l’art et de la culture à Venise et ailleurs, de Berlin à l’hérésie cathare, en passant par le ghetto de Venise ou l’ex-Yougoslavie. Pendant plusieurs décennies, il a documenté systématiquement les recherches archéologiques dans la lagune et la ville de Venise, mettant aussi en lumière les dommages générés par la surexploitation touristique. Il a également photographié les fouilles qui ont exhumé la seule galère trouvée sur le site de San Marco à Boccalama.
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