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« Transmise à l'être humain par les animaux, cette maladie rare en France peut cependant être grave » explique le Professeur Laurence MILLON, du Laboratoire de Parasitologie du CHU de Besançon.
L'échinococcose alvéolaire est provoquée chez l'homme par la larve d'un petit ténia du renard. Les larves prolifèrent en envahissant les tissus (le foie, essentiellement). Le parasite s'accroche dans l'intestin du renard. Ces petits œufs se développent dans la nature par les crottes du renard. L'homme intervient par accident en ingérant des aliments contaminés par les crottes du renard.!
Laurence Millon est Directrice du Centre National de Référence de l'Echinococcose alvéolaire. Il permet une surveillance épidémiologique et de mener des études sur la transmission de la maladie.
On note une augmentation du nombre de cas car on a une augmentation des contacts Homme/Renard : les renards viennent de plus en plus près de la zone urbaine.
Messages de prévention :
- bien se laver les mains au savon quand on rentre du jardin
- cuire les aliments ramassés quelques minutes à 70 degrés (la parasite résiste à l'eau de javel et au vinaigre).
- clôturer son jardin pour que les renards ne puissent pas y entrer
- vermifuger contre ce parasite les animaux domestiques (chiens, chats ...)
Docteur Carine RICHOU du service d’hépatologie du CHU de Besançon aborde l'aspect clinique et thérapeutique de l'échinococcose alvéolaire.
C'est une maladie parasitaire potentiellement grave avec une grande latence clinique ; la progression est comparable à une tumeur maligne ; il n'y a pas de médicament parasitolytique. La maladie est comparable à un cancer du foie.
Près d'1/3 des patients sont détectés par hasard, lors d'un contrôle pour une autre maladie ou d'un bilan de santé. Le diagnostic repose sur la radiologie, la biologie associée à la sérologie.
Les traitements dont on dispose ne permettent pas de tuer le parasite mais seulement de ralentir son évolution.
Recommandations thérapeutiques : prise en charge multidisciplinaire par un centre régional ou national référent et un traitement médicamenteux par benzimidazolés. Il est à prendre à vie chez les patients non opérables et 2 ans après chirurgie curative.
La conférence a suscité de nombreuses questions de la part de l'auditoire intéressé et réactif.
CONTACT : Séverine RACLOT, animatrice MSA de Franche-Comté : [email protected] 03 84 96 31 26
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